Fiche artiste de Me'Shell Ndegéocello
Prince au Main Square festival le 9 juillet 2010 - Tarif Special du 10 au 13 juin 2010
NaS & Damian Marley - Distant Relatives
leur premier album en commun dans les bacs depuis le 18 mai 2010
Ben l'Oncle Soul, sortie de son premier opus le 17 mai 2010
Only the Brave Block Party 2 feat Common le 4 juin 2010
Hindi Zahra à l’Aéronef (Lille)
Live Report
Un peu d’espoir pour Haïti… et le rap français
« Ensemble agissons pour Haïti, un petit geste, un rien peut tout changer… »
Omar à l'EMB Sannois
Une valeur sûre au studio comme à la scène !
Raheem DeVaughn
Interview
Le retour de la Soul Nation !
Rencontre avec Flo, Lola et Laetitia Dana
Interview Hocus Pocus
Rencontre avec un ovni du rap français
Hindi Zahra, l'Envoûtante
Un premier album fait-main !
Interview Maxwell
Rencontre avec Max’’Pretty’’Well
Ben l'Oncle Soul - Soulman
Live à la Maroquinerie
The Roots & John Legend - Wake Up Everybody
Live at Prospect Park
01 Love song
02 Come smoke my herb
03 Andromeda & the milky way
04 Love song
05 Body
06 Liliquoi moon
07 Love song
08 Fellowship
09 Good intentions
10 Thankful
Date :
octobre 2003
Cataloguer Meshell Ndegeocello d’artiste nu soul serait une offense au travail acharné qu’effectue cette chanteuse depuis une dizaine d’années. De son premier album «Plantation Lullabies» en 1993 à ce «Comfort Woman», Meshell élargit son espace musical et oscille entre jazz, soul, hip-hop et world tout en appropriant ces divers registres à sa personnalité singulière.
Imaginez. Vous rentrez épuisé d’une longue journée de travail. Vous vous installez sur un divan douillet, la fenêtre à peine entrouverte laissant souffler un vent léger. Sur fond sonore, c’est «Comfort Woman», le cinquième album de Meshell Ndegeocello. Apaisant. Comme un oiseau (son pseudo signifie d’ailleurs « libre comme un oiseau » en swahili), cette artiste migre sur des terres musicales variées. Ici, elle nous « conforte » avec des titres plus voluptueux et suaves qu’à l’accoutumée tels les «Love Song», «Andromeda & The Milky Way» et autres «Liliquoi Moon». Mais elle sait également être plus féline, sur le très funky «Body» par exemple, ou plus troublante sur «Come Smoke My Herb» où sa voix de velours s’enlise avec une mélodie pénétrante. Comme Marvin Gaye à l’époque, Meshell nous offre un opus sensuel mais pas vulgaire, profond mais non mélodramatique et caressant des rythmes électrisants et des sons aussi complexes qu’avant-gardistes, avec des airs jazzy et reggae qui flottent perpétuellement sur l’ensemble de l’album.
Douceur, originalité et éclectisme semblent être les maîtres mots de ce chef d’œuvre où les titres se suivent, paraissent différents mais se ressemblent étrangement vu la facilité avec laquelle ils s'enchaînent, presque naturellement. L’atmosphère est détendue, aucune fausse note, aucune mauvaise surprise ; rien qui puisse empêcher cette relaxation si bien méritée de se dérouler. Merci Meshell.
Par Soul'Brother
Publiée le mardi 8 août 2006
Moyenne des membres (21) : 9.33
