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01 Blood, Sweat & Tears
02 Out of My Hands
03 Forgive Me
04 Be Yourself
05 Destiny
06 Never Wanna Leave
07 Slow Down
08 You Got the Power
09 Move Easy
10 Make Love to You
11 That's What I'm Talkin'
12 On My Way
13 I Can't
Date :
septembre 2006
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Nous sommes en 2002, Governor participe à l’album « Masquerade » de Wyclef Jean sur le titre PJ’s. Il confirme son talent en 2006, grâce au coup de pouce du rappeur/producteur T.I. Son premier album, Son Of Pain, est exaltant mais grossièrement passé sous silence.
Coté production, T.I et Governor lui-même, ont assuré l’essentiel. D’autres pointures de la prod, à savoir Scott Storch, Wyclef, Raphael Saadiq, Just Blaze et Trakmarters (Tone et Poke) n’ont, quant à eux, pas pu résister à l’invitation, faisant de Son Of Pain, un album solo mais pas solitaire. Apportant juste ce qu’il faut de l’univers hip-hop, dans une tessiture, quant à elle, au combien soulful. Le vif du sujet, c’est ensuite un opus de haut niveau, qui rappelle, à bien des égards, ceux de John Legend. Comme Legend, Governor a ce soupçon, bien dosé, de trémolos dans la voix, tirant, juste ce qu’il faut, sur la corde sensible. Dès les premières vocalises, Governor annonce d’emblée la couleur, avec Blood, Sweat & Tears. L’ambiance est soul et surtout, notre homme est seul. Car, vous l’aurez sans doute remarqué, les albums du même registre ou presque (cf Jaheim, John Legend, Anthony Hamilton…), sont généralement truffés de featuring. Et curieusement, c’est très souvent notre Jadakiss de service qui s’y colle. Ici, pas de Jadakiss, ni aucun autre accro de la rime à l’horizon. Governor n’a pas besoin d’une pluie de duos, ni pour apporter le petit plus, ni pour rattraper ses prestations. T.I lui-même a trouvé bon de ne pas trop ramener son phrasé sudiste, si ce n’est sur le titre You Got The Power (produit par Just Blaze) qui est l’unique featuring de l’album. Un tort sans doute, quand on sait qu’une galette d’un artiste inconnu se vend bien mieux, lorsqu’elle propose des collaborations de renom. Mais mauvais choix commercial ne rime pas forcément avec mauvais choix artistique. Alors, dans la même veine, s’ensuit Of My Hands, puis Forgive Me, dont l’instru convaincante aurait pu être destinée à Kanye West ou John Legend, et aurait très bien pu inspirer notre Jay-Z international. Très loin de son registre habituel, Scott Storch, avec Destiny, permet à Governor de changer de ton : l’ambiance devient plus langoureuse, plus sombre, plus mélancolique.
Bref, de la soul qui, comme son nom l’indique, vient de l’âme !
Par Augustin Legrand
Publiée le samedi 7 juin 2008

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