Fiche artiste de Sharon Jones & The Dap-Kings
Ayo en showcase au Casino de Paris le 14 septembre pour la sortie de son nouvel album Gravity at last
Féfé du Saïan Supa Crew chez Polydor pour son premier album solo
Yann Couedor
Où l’art de peindre la musique
Une Parisienne à New York (Part 9)
I’m going going back back to Paris Paris
Interview Robin Thicke
Il est de retour
Maya Azucena
Interview découverte : Qui est Maya Azucena ?
Common Feat. Will.I.Am - A Dream
Le clip vidéo d'un extrait de la bande original du film Freedom Writers
Duffy - Warwick Avenue
Clip Vidéo
Concours Bluetape Vicelow
10 cds à gagner
Concours concert Leslie Phillips
5 places à gagner
Concours concert Mavina Gin
5 places à gagner
Concours albums Nas
5 albums à gagner
Concours soirée Do you Remember?
10 places à gagner
Concours Sankofa…invite Carmen Rodgers
3 places à gagner
Concours Keziah Jones
10 singles promo My Kinda Girl, titre extrait de son dernier album Nigerian Wood à gagner
Concours concert Nneka (Elysée Montmartre)
5 places à gagner
01 100 Days, 100 Nights
02 Nobody's Baby
03 Tell Me
04 Be Easy
05 When The Other Foot Drops, Uncle
06 Let Them Knock
07 Something's Changed
08 Humble Me
09 Keep On Looking
10 Answer Me
Date :
septembre 2007
Label : Daptone Records/Ter A Terre
A l’heure d’une certaine effervescence médiatique de la Soul dite à l’ancienne, il serait temps de rendre tout le mérite qui lui revient à celle qui fut peut-être la principale instigatrice de ce retour aux sources il y a 6 ans déjà. Sharon Jones n’a certes pas hérité du physique aguicheur ou de l’attitude sulfureuse de certaines divas à succès, mais bel et bien de cette incandescence propre aux prêcheuses Soul charismatiques des 70’s, celle-ci même qui en fait l’héritière en ligne directe d’une Lyn Collins ou d’une Marva Whitney voire la fille spirituelle de James Brown.
Et pour ne rien gâcher, ses JB’s à elle, les excellents Dap-Kings, que tout le monde s’arrache ces derniers temps (Amy Winehouse, Al Green, Boyz II Men et bien d'autres encore), nous distillent toujours à travers cette explosion de cuivres tonitruants ce même groove moite et brut de décoffrage, enregistré live comme à l’âge d’or de la Soul. Si le répertoire de cet album lorgne une fois de plus majoritairement du côté de la Soul de chez Atlantic ou Stax (on peut citer les brillants « Be Easy », « Nobody’s Baby » et « Something’s Changed »), le génial « Tell Me » joue par contre à fond la carte Motown et on peut même déceler des réminiscences un peu ska sur le morceau-titre « 100 Days, 100 Nights », qui ouvre l’album.
Bien sûr, on pourra toujours se plaindre de la courte durée de l’album, qui dépasse à peine les 30 minutes, mais celle-ci n’est sans doute pas laissée au hasard. Il fut un temps où les albums Soul ne dépassaient quasiment jamais cette longueur, et quand on voit le nombre d’albums étirés sur 70 interminables minutes (effet remplissage oblige) qui inondent nos bacs depuis tant d’années, on peut justement se dire que c’est de cette concision, de cet effort de cohérence et de cette volonté de ne garder que le meilleur que sont nés les chef-d’œuvres d’antan. Et cet argument se confirme ici. Si on met de côté le débat classique un peu stérile du « rien de neuf à l’horizon », on ne peut pas reprocher grand-chose à ce disque, si ce n’est peut-être une trop grande homogénéité. Sans la moindre prétention de révolutionner le genre, Sharon Jones signe là une nouvelle leçon de Soul.
Par Mathieu
Publiée le mardi 1 juillet 2008

Moyenne des membres (3) : 8.33