Prince au Main Square festival le 9 juillet 2010 - Tarif Special du 10 au 13 juin 2010
NaS & Damian Marley - Distant Relatives
leur premier album en commun dans les bacs depuis le 18 mai 2010
Ben l'Oncle Soul, sortie de son premier opus le 17 mai 2010
Only the Brave Block Party 2 feat Common le 4 juin 2010
Hindi Zahra à l’Aéronef (Lille)
Live Report
Un peu d’espoir pour Haïti… et le rap français
« Ensemble agissons pour Haïti, un petit geste, un rien peut tout changer… »
Omar à l'EMB Sannois
Une valeur sûre au studio comme à la scène !
Raheem DeVaughn
Interview
Le retour de la Soul Nation !
Rencontre avec Flo, Lola et Laetitia Dana
Interview Hocus Pocus
Rencontre avec un ovni du rap français
Hindi Zahra, l'Envoûtante
Un premier album fait-main !
Interview Maxwell
Rencontre avec Max’’Pretty’’Well
Ben l'Oncle Soul - Soulman
Live à la Maroquinerie
The Roots & John Legend - Wake Up Everybody
Live at Prospect Park
01 Always Gonna Be Something
02 Can't Do It
03 Special
04 It Ain't Supposed To Be This Way
05 My Eyes
06 Give Me Time
07 Do For You
08 Love The Woman
09 Love Action
10 First Kiss
11 Guess Who I Saw Today
Date :
juin 2008
Label : Peak
Chanté Moore, en voilà une artiste que l’on attendait tout particulièrement au tournant. Même si elle n’a jamais vraiment été absente de la scène R&B grâce à ses deux albums en duo avec son mari Kenny Lattimore, il faut rappeler que Love The Woman est son premier album solo en… 8 ans ! Revenons-y justement, on se rappelle encore de la grosse déception qu’était Exposed, un album où elle tentait non sans mal de se conformer aux normes du R&B FM ambiant et d’entrer dans le moule des J-Lo et co. Et même si l’album était peut-être moins mauvais que le souvenir qu’il a laissé, la sauce n’avait pas du tout prise, y compris pour l’artiste elle-même, qui ne semblait pas vraiment à son aise dans ce registre.
Alors, qu’en est-il de ce 5ème album solo ? On peut dire sans sourciller qu’il s’agit d’un compromis entre le style urbain de Exposed, bien qu’en moins commercial, et les sonorités jazzy sexy soul de ses deux premiers albums. Pourtant, l’écoute des premiers titres nous donne à penser que Love The Woman sera plus dans la lignée de Exposed que de Precious. Le midtempo "Always Gonna Be Something", qui ouvre l’album, dans un style voisin de Keyshia Cole ou des derniers Mary J., est très plaisant mais ce n’est pas le genre de titre qui marquera les esprits. "Can’t Do It", sans doute le titre le plus entraînant du disque, est assez efficace avec sa programmation de cuivres mais n’a rien d’un tube pour autant. Quant à "Special", s’il s’agit d’une sympathique production de Raphael Saadiq, elle n’est toutefois pas digne de son meilleur cru. Heureusement, après ce début agréable mais un peu en demi-teinte, arrive le très beau "It Ain’t Supposed To Be This Way" qui nous réconcilie (enfin !) avec la Chanté Quiet Storm des débuts.
Passé un "My Eyes" banal à souhait et sans grand intérêt, la deuxième partie de l’album s’avère bien plus passionnante. Les retrouvailles avec George Duke, qui n’avait rien produit pour la belle depuis son premier album Precious (mis à part un passage éclair au piano sur A Love Supreme), sont un véritable cadeau pour nos oreilles : des ballades jazzy (avec de vrais musiciens pour ne rien gâcher !) comme "Give Me Time" ou "Guess Who I Saw Today", reprises de Minnie Riperton et Nancy Wilson, respectivement. Voilà exactement le genre de morceaux que l’on attendait de sa part depuis si longtemps. Mais tout le mérite ne revient pas à George Duke, et il suffit pour s’en convaincre d’écouter la bossa nova "First Kiss" signée Shelea Frazier (un talent à suivre !), "Love Action" produit par Jamey Jaz, dans un style R&B plus conventionnel, ou encore "Do For You" orchestré par le tandem Antonio Dixon-Eric Dawkins (Anonymous), un véritable régal de Soul euphorique façon 70’s que n'aurait sans doute pas renié Angie Stone, où Chanté nous fait une piqûre de rappel de ses prouesses vocales… avec vocalises "à la Mariah Carey" à l’appui !
Malgré quelques titres sans surprise, ce glamour en diable Love The Woman (à l’image de sa pochette) ne déçoit pas et marque le retour de Chanté Moore dans le droit chemin. Vous l’aurez compris, un indispensable pour les inconditionnels de la miss mais aussi pour tous les fans de R&B et de jazz version smooth, qui ont tout intérêt à ne pas le bouder, surtout sachant que les artistes de cette trempe sont devenues si rares de nos jours.
Par Mathieu Presseq
Publiée le mardi 22 juillet 2008
Moyenne des membres (5) : 7.8
