Fiche artiste de Durand Bernarr
Mos Def et Jay Electronica en tournée au mois d'avril 2010
dont le 20 avril au Cabaret Sauvage de Paris
Hocus Pocus en showcase le 8 mars 2010 au Comedy Club
Boyz II men en tournée au mois de mai 2010
dont le 29 mai au Zénith de Paris
Ryan Leslie et Jay Sean en première partie de Ne-Yo le 7 février au Zénith de Paris
Un peu d’espoir pour Haïti… et le rap français
« Ensemble agissons pour Haïti, un petit geste, un rien peut tout changer… »
Omar à l'EMB Sannois
Une valeur sûre au studio comme à la scène !
Teddy Pendergrass
Une voix soul légendaire s'en est allée
Interview Hocus Pocus
Rencontre avec un ovni du rap français
Hindi Zahra, l'Envoûtante
Un premier album fait-main !
Interview Maxwell
Rencontre avec Max’’Pretty’’Well
Interview en mode Soul Wash
Rencontre avec Ben à l'occasion de la sortie de son premier EP.
Interview Elisabeth Kontomanou
Mademoiselle chante le Blues
Concours albums Rated-R de Rihanna
5 albums à gagner
Concours albums The Element of Freedom d'Alicia Keys
3 albums à gagner
Concours Method Man en concert
5 places à gagner
Concours Oceana en concert
10 places à gagner
01 Alcoholharmony (Intro)
02 Flashing Lights
03 Paranoid
04 Rodeo Jazz (7 Facts)
05 Borderline Worship
06 ...In My Mind (U Ain't Got Me)
07 Slooow
08 Go To Sleep
09 Speak 2 Me (Feat. RiFah)
10 Get Lost
11 Closer/Don't Stop The Music [Twisted Mix]
12 Who's Gonna Save My Soul
13 Slow Dancing In A Burning Room
14 Hi Sun
Date :
avril 2009
American e-dol
Durand Bernarr, en voilà là un nom des plus courants pour les francophones que nous sommes –bien que dans son cas, le nom et le prénom soient inversés– mais pourtant tout sauf usuel outre-Atlantique. Ce jeune chanteur américain d’à peine 20 ans venu tout droit de l'Ohio est une nouvelle preuve du rôle grandissant que jouent les « médias sociaux » dans la promotion des artistes, s’affirmant véritablement comme les radio-crochets du Net. En interprétant ses coups de cœur musicaux avec la même conviction qu’il partage ses nombreux états d’âme, Durand Bernarr s’est forgé un buzz conséquent sur Youtube avec un compteur qui dépasse le million de vidéos visionnées.
C’est donc sans surprise qu’il offre aujourd’hui en guise de récompense à ses fans une mixtape à télécharger gratuitement, qui répond au curieux nom de Alcoholharmony. Les tubes de Kanye West, Ne-Yo ou même Rihanna y côtoient ses propres morceaux ainsi que ceux d’artistes plus confidentiels comme J*DaVeY, ce tandem R’n’B iconoclaste que l’on peut classer non loin de Little Jackie, et dont l’intéressé est sans doute le plus grand fan qui soit. Pour preuve, c’est à deux reprises qu’il revisite leur répertoire, sur l’excellent et funky Slooow puis dans un tout autre registre, sur l’envoûtant et hypnotique Hi Sun, qui conclut l’album.
Si l’on est littéralement bluffé par sa reprise du Flashing Lights de Kanye West, qui dévoile un interprète des plus doués, et si l’on apprécie franchement ses versions très réussies et savoureusement soulful de titres de Gnarls Barkley (Who’s Gonna Save My Soul) ou de John Mayer (Slow Dancing In A Burning Room), ou même son habile -si sans surprise- mashup dance mêlant les hits de Ne-Yo et Rihanna (Closer/Don’t Stop The Music), ses compositions personnelles feront l’objet d’un jugement plus contrasté.
Bien que globalement solide et prometteur, on peut toutefois dire que son songwriting manque un poil d’originalité et de fantaisie, au contraire de ses idoles de J*DaVeY. Durand Bernarr se spécialise dans ce genre de midtempos linéaires qui fait le succès des Bobby Valentino et autre Trey Songz, à l’instar de Borderline Worship ou Paranoid, même si ce dernier, particulièrement entêtant, montre des qualités radiogéniques évidentes.
On l’apprécie bien plus sur des morceaux aux sonorités moins lourdes comme le mellow jazzy Rodeo Jazz (7 Facts), où il nous gratifie d’un bel usage de son falsetto, la nu-soul très laidback de ...In My Mind (U Ain't Got Me), ou encore le solennel et très sobre Go To Sleep, idéalement nommé. On regrette qu’il n’exploite pas plus son goût pour les jams bien funky 80’s à l’image de Flashing Lights ou Slooow, sur lesquels il excelle.
Même si l’on attend davantage de ses propres compos, on ne peut nier que le jeune homme déborde de talent, c’est pourquoi on espère le voir dans les bacs très prochainement. En attendant, cette MixT@pe harmonieusement enivrante fait office d’un agréable apéritif.
Par Mathieu
Publiée le mercredi 22 avril 2009
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