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Live Report
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Rencontre avec Max’’Pretty’’Well
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Live à la Maroquinerie
The Roots & John Legend - Wake Up Everybody
Live at Prospect Park
01 Whatever It Is
02 Can't Get Enough
03 Incredible
04 Let The Love
05 Accidental Lover
06 Fly High
07 One Minute Left
08 The Greatest
09 Step To The Plate
10 I Need Music
11 Uto
12 Whatever It Is (Extended Version)
Date :
novembre 2008
Label : Raw Fusion
Funk au pays des kangourous
Non, ce Bennson là, à l’orthographe pour la moins inhabituelle, n’a rien à voir avec le bon vieux George. Bennson, avec deux N, c’est un blanc-bec Australien qui a le groove bien ancré dans les gênes, à l’instar de ses compatriotes, les non moins excellents Bamboos ou Kylie Auldist, par exemple, sauf que son cœur à lui balance davantage du côté d’un Funk résolument 80’s, avec parfois une touche appuyée de jazz.
Soulignons tout d’abord l’impeccable qualité de la prod, ultra-léchée, brillante de mille feux et aux couleurs chamarrées rappelant parfois Quincy Jones, sans jamais sonner froide, synthétique ou trop millimétrée, comme c’est si souvent le cas aujourd’hui. Plusieurs voix d’invités, tant masculins que féminins, parsèment l’album : on y retrouve d’ailleurs la précitée Kylie Auldist sur Let The Love, qui est peut-être le meilleur titre du disque, ou encore Abby Joyce qui pose sa voix de crooneur presque Vandrossienne sur Whatever It Is. Autant le dire, cet album est un véritable concentré de tubes potentiels, qui auraient tous pu cartonner 30 ans plus tôt entre les mains de Shalamar, Mtumé ou autre DeBarge. Que des bombes !
Citons aussi The Greatest, avec sa ligne de basse dévastatrice tellement funky et ses synthés flashy translucides, l’électro-funk façon Boogie de Step To The Plate ou encore et surtout Accidental Lover, qui sont tous d’une redoutable efficacité, d’autant plus à une heure où les acteurs du R&B actuel ont complètement délaissé ce genre de sonorités. Mais Let The Love possède également une panoplie de morceaux plus calmes, feutrés et imbibés de sensualité comme l’hypnotique et loungy Fly High, le très smooth et soulful One Minute Left, le laidback I Need Music avec ses trompettes jazzy ou encore le jazz envoûtant et atmosphérique de l’instrumental Uto, où le sax domine.
Sans révolutionner le genre, Let The Love s’avère être un premier album plus qu’addictif et emballant à tous les niveaux. Une formidable surprise qui vient ajouter encore un peu plus d’eau au moulin d’une scène Funk "Aussie" qui se montre décidément très prometteuse.
Par Mathieu Presseq
Publiée le mardi 12 mai 2009
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