Prince au Main Square festival le 9 juillet 2010 - Tarif Special du 10 au 13 juin 2010
NaS & Damian Marley - Distant Relatives
leur premier album en commun dans les bacs depuis le 18 mai 2010
Ben l'Oncle Soul, sortie de son premier opus le 17 mai 2010
Only the Brave Block Party 2 feat Common le 4 juin 2010
Hindi Zahra à l’Aéronef (Lille)
Live Report
Un peu d’espoir pour Haïti… et le rap français
« Ensemble agissons pour Haïti, un petit geste, un rien peut tout changer… »
Omar à l'EMB Sannois
Une valeur sûre au studio comme à la scène !
Raheem DeVaughn
Interview
Le retour de la Soul Nation !
Rencontre avec Flo, Lola et Laetitia Dana
Interview Hocus Pocus
Rencontre avec un ovni du rap français
Hindi Zahra, l'Envoûtante
Un premier album fait-main !
Interview Maxwell
Rencontre avec Max’’Pretty’’Well
Ben l'Oncle Soul - Soulman
Live à la Maroquinerie
The Roots & John Legend - Wake Up Everybody
Live at Prospect Park
01 Why Don't We Fall In Love
02 Talkin' To Me
03 Nothing Like Loving You
04 Can't Let Go
05 Need You Tonight
06 Got To Be There
07 I Just Died
08 Hatin' On You
09 Float
10 Show Me
11 All I Have
Date :
juillet 2002
Label : Sony
Quelques secondes de son tubesque et remuant «1 Thing», conçu de main de maître par Rich Harrison, producteur soucieux de réintroduire la go-go music dans le R&B contemporain, auront suffi à définitivement éclipser la Amerie que l’on avait découverte en ce déjà lointain été 2002.
Amerie Rogers, connue à l’époque uniquement pour avoir fait un featuring avec Nas, débarquait dans un marché saturé et tout laissait à croire (son physique des plus plaisants en premier) qu’elle n’était qu’une starlette RnB à la mode de plus. Assimilée un peu trop vite à une Ashanti bis, son 1er single «Why Don’t We Fall In Love», avec ses boucles de saxo très smooth jazz, n’avait pourtant pas grand-chose en commun avec les autres tubes RnB «bubblegum» que l’on pouvait alors entendre sur les ondes. Si comparaison il y a, cet album la rapproche plutôt de la Mary J. Blige de «What’s The 411?» (comme ça a souvent été dit) – toutes proportions gardées évidemment – mais aussi, étonnamment, d’un registre soul adulte et sophistiqué à la Regina Belle ou Randy Crawford. Mêlant un côté urbain (avec ses instrus et beats chaloupés) et une facette plus intimiste voire jazzy, cette fusion est très réussie. Amerie a une voix tout à fait agréable et convaincante mais il faut reconnaître que les chœurs, omniprésents et toujours superbement menés, donnent une vraie valeur ajoutée au résultat. Même si il n’y a pas de titre raté, aucun ne sort vraiment du lot. On pourra donc dire que cet album, produit de A à Z par Rich Harrison, a tendance à se répéter mais on ne peut nier qu’il y a une véritable cohérence dans le style qui évite d’en faire une simple juxtaposition de travaux de différents producteurs. Il semble qu’Amerie et RH soient une combinaison gagnante.
Si vous cherchez désespérément des «club bangers», vous risquez d’être sérieusement déçus car cet album en est dépourvu, malgré la présence de quelques titres un peu plus enlevés comme «Talkin’ To Me» ou «Hatin’ On You». En revanche, si vous préférez des midtempos bien laidback, voici là un disque superbe dans son genre (le genre à écouter de préférence de nuit) qui ne pourra que vous enchanter.
Par Mathieu Presseq
Publiée le samedi 16 septembre 2006
Ecouter des extraits de l'album All I Have
Moyenne des membres (68) : 9.13
