Fiche artiste de Brian McKnight
Prince au Main Square festival le 9 juillet 2010 - Tarif Special du 10 au 13 juin 2010
NaS & Damian Marley - Distant Relatives
leur premier album en commun dans les bacs depuis le 18 mai 2010
Ben l'Oncle Soul, sortie de son premier opus le 17 mai 2010
Only the Brave Block Party 2 feat Common le 4 juin 2010
Hindi Zahra à l’Aéronef (Lille)
Live Report
Un peu d’espoir pour Haïti… et le rap français
« Ensemble agissons pour Haïti, un petit geste, un rien peut tout changer… »
Omar à l'EMB Sannois
Une valeur sûre au studio comme à la scène !
Le retour de la Soul Nation !
Rencontre avec Flo, Lola et Laetitia Dana
Interview Hocus Pocus
Rencontre avec un ovni du rap français
Hindi Zahra, l'Envoûtante
Un premier album fait-main !
Interview Maxwell
Rencontre avec Max’’Pretty’’Well
Interview en mode Soul Wash
Rencontre avec Ben à l'occasion de la sortie de son premier EP.
Ben l'Oncle Soul - Soulman
Live à la Maroquinerie
The Roots & John Legend - Wake Up Everybody
Live at Prospect Park
01 The Brian McKnight Show
02 JustAlittleBit
03 Ibetchaneva
04 whatI'vebeenwaiting4
05 whenURlovinME
06 neversaygoodbye
07 staytuned
08 next2U
09 ImissU
10 alwaysbeMYbaby
11 babyit'sU
12 while
13 Another You
14 Not Alone
Date :
octobre 2009
Label : Hard Work/E1
Trois ans après le moyen Ten et un an après un album de Noël, I’ll Be Home For Christmas, c’est avec un 12ème album intitulé Evolution of A Man que Brian McKnight revient sur le devant de la scène R&B. Pour ce qui est de l’évolution, McKnight écrit désormais le nom de ses morceaux façon Musiq Soulchild (ou dernièrement Maxwell, cf BLACKsummers'night). Toujours pour faire "d'jeun'z", le crooneur joue aussi plus que jamais le jeu des radios ados avec des morceaux formatés pour le Billboard, recyclant ainsi les sonorités électro-cheap à la mode sur next2U ou ImissU, un morceau qu’on croirait échappé du répertoire d’Akon (horreur !), avec une mélodie pop FM et des claviers synthétiques qui ne lui vont pas du tout.
Autre signe distinctif, ce nouvel album nous est présenté comme une émission de radio, un concept que R. Kelly avait déjà utilisé sur son excellent Happy People, et de manière beaucoup plus approfondie qu’ici. En guise de jingle, nous avons droit à un superbe interlude jazz à la Take 6 (staytuned), formation dont est notamment issu son frère Claude McKnight. On regrette d’ailleurs que Brian n’exploite pas davantage son goût pour cette musique, surtout quand il se murmure depuis des années qu’il projette de faire un album jazz...
Malgré tout, Brian McKnight reste Brian McKnight, naviguant toujours aussi confortablement entre slows soul, midtempos R’n’B et ballades aux frontières de la variété donc les fans ne seront pas dépaysés. Brian s’occupe quasiment seul de la production et de l’instrumentation, se foutant pas mal d’avoir des producteurs ou des invités de renom accolés à sa pochette. On avait pourtant parlé de collaborations avec Jill Scott et Stevie Wonder mais que nenni ! Tant pis…
Brian fait le plein de midtempos peu mémorables (ibetchaneva, whatI’vebeenwaiting4, JustAlittleBit) quand il ne verse pas dans un registre de pop adulte contemporaine qui n’en finit pas d’être redondant, comme c’est le cas sur la ballade neversaygoodbye. C’est sans surprise sur les morceaux les plus acoustiques et moins produits que Brian McKnight se révèle le plus brillant.
Hormis le très smooth soul whenURlovinME, qui est sans doute le plus beau morceau du disque, la plupart des morceaux intéressants sont situés à la fin de l’album. La ballade intimiste alwaysbeMYbaby, dominée par les accords d’une guitare, se veut un peu dans la lignée de 6, 8, 12. babyit’sU est gospélisant à souhait. while se cale sur un instru dans la veine du Master Blaster (Jammin’) de Stevie Wonder sans que le titre prenne pour autant une tournure véritablement reggae. Pour rester dans les allusions à Stevie Wonder, la vibe légèrement jazzy de la ballade piano-voix Another You porte elle aussi fortement l’empreinte du génie aveugle.
On le sait, Brian McKnight est un artiste bourré de talent qui sait être réellement excellent quand il s’en donne les moyens. Hélas, depuis quelques années, le chanteur n’exploite qu’une infime partie de son potentiel, laissant ses nombreux adeptes toujours un peu plus sur leur faim. Soyons franc, seul le tiers de l’album est à retenir, faisant de ce Evolution of A Man un essai plutôt décevant doublé d’une vaine promesse. En attendant de meilleurs jours, on se repassera volontiers son dernier bon album en date, Gemini… de 2005.
Par Mathieu Presseq
Publiée le samedi 5 décembre 2009
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