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Rencontre avec Ben à l'occasion de la sortie de son premier EP.
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Concours albums de Jeremih
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Concours albums Rebirth de Tribe
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DJ Taïshi
The Taïshi's sélection
La découverte de sa vie
José découvre le jazz à 14 ans en écoutant la radio, lorsqu'il entend Take the A train de Duke Ellington, Je n'avais jamais écouté de big band avant ça. Tout ce que je connaissais du jazz était très confus. Je ne comprenais pas vraiment. Et puis j'ai entendu cet intense morceau. J'étais vraiment content. C'était si différent du Hip Hop des années 90 auquel j'étais habitué. J'ai vraiment aimé ce morceau de Duke Ellington, ça m'a rendu heureux. Suite à cette première expérience, José décide d'acheter les albums de Duke Ellington, Charlie Parker, Billie Holiday, qu'il écoute en boucle tout un été. Puis vient la spiritualité de John Coltrane, sa plus grande influence et inspiration. C'est grâce à lui que José James commence à chanter du jazz, Quand j'ai écouté Equinox, j'étais comme passionné par ce son. Et j'ai essayé de trouver des chanteurs capables de chanter sur ses morceaux, une sorte de complément, comme Lester Young, Billie Holiday, Charlie Parker. Mais quand j'écoutais John Coltrane, je ne trouvais aucun chanteur pouvant égaler sa musique. Il y avait Betty Carter mais elle n'était pas assez avant-gardiste. J'ai senti qu'il manquait quelque chose.
J'ai donc commencé à écrire sur cette musique. C'était juste pour m'amuser. Mais j'ai montré ça aux gens et ils étaient très impressionnés. J'ai donc entrepris de chanter réellement à 17 ans tout en prenant ça de plus en plus au sérieux. J'ai fait Equinox, Mingus, des morceaux comme ça et aussi Blackeyesusan, Summertime.
Ses influences
Rien de plus étonnant que d'aimer le Hip Hop lorsqu'on est un adolescent grandissant aux USA dans les années 90. José James s'est essayé au rap, mais n'a pas continué longtemps. Lorsque j'étais au lycée j'ai pensé à rapper. J'idolâtrais Butterfly de Digable Planets. A l’époque, j’étais fan de A Tribe Called Quest. En fait, j'avais vraiment envie de devenir MC, mais je ne pensais pas avoir cette voix singulière. Parce que ça n'a rien à voir avec le chant. Et tous les rappeurs que j'aime, comme Andre 3000, Snoop, Biggie, 2pac ou encore Q-Tip, ont cette voix que tu aimes entendre. J'ai essayé quelques trucs, mais je n'aimais pas ma voix. Avant, c'était très important d'avoir une voix singulière, maintenant tout le monde peut rapper, ça n'a pas d'importance d'avoir une voix cool ou non. Donc j'ai décidé que je pouvais écrire mais que je n'avais pas la bonne voix, je pouvais rapper, mais je n'avais pas cette voix cool. Donc j'ai laissé tomber. Ma voix a changé, j'ai cette voix grave, donc j'ai essayé le jazz à la place.
Les temps ont changé, Butterfly n'est plus son idole, c'est John Coltrane, artiste qu'il écoute pour trouver l'inspiration. Ce que j'aime à propos de lui c'est qu'il a été capable de changer si dramatiquement sa carrière. Il a vraiment fait le changement, même s'il perdait une part de son audience. J'admire ce courage, plus particulièrement dans les années 60. Etre un artiste noir à cette époque. Il aurait pu jouer « My Favorite Things » jusqu'à la fin de sa vie, et être millionnaire, il était populaire. Il avait l'un des plus grands groupes de jazz au monde, et il a tout laissé tomber pour le changement. Billie Holiday est aussi une idole pour José James. Elle a son phrasé, son style. J'ai pris beaucoup d'elle. Et si tu enlèves les instrumentaux de mes morceaux et ne prend que ma voix, tu entendras beaucoup de Billie Holiday.Dans la façon dont je phrase, et je suis aussi toujours derrière le beat. Elle était l'une des plus importantes chanteuses de jazz à vraiment apprendre des musiciens de horn comme Lester Young. Mais il n'en oublie pas la soul pour autant, il apprécie beaucoup Marvin Gaye. Il est si passionné, et j'adore son honnêteté, tu crois ce qu'il chante. Il a cette très douce voix avec beaucoup de peine dedans.
Je suis vraiment attiré par les choses qui semblent réelles, un peu dures car je suis comme ça aussi.
The Dreamer
Janvier 2008, José James sort ce premier album jazz. Pour mon premier album je voulais faire un projet classique. En effet, j'ai l'impression que les gens aiment les albums pendant quelques mois et après ne les écoutent plus. Et c'est triste, parce que même les artistes que j'adore, comme Mos Def, Erykah Badu, ou encore Andre 3000, je ne peux pas vraiment m'imaginer écouter leurs albums un an après. Et je pense qu'ils sont les meilleurs. Donc je voulais faire quelque chose d'universel et classique. Et le jazz a cette qualité.
Tout a commencé en 2006, lors d'une compétition de Jazz à Londres. Deux semaines avant ce concours, José James décide de faire une maquette. Il appelle Luke Damash, batteur, Alexi David, bassiste, Nori Ochiai, pianiste et Omar Abdukarim, trompettiste, pour une session. On est arrivé à Londres ensemble pour faire The Dreamer, Equinox, Central Park West et deux autres sons. C'est comme ça que la première session est arrivée. Et Gilles Peterson a entendu la maquette et m'a contacté pour faire un album . Gilles Peterson met alors The Dreamer dans la compilation Brownswood Bubllers One. José James avait d'abord prévu de faire un projet "John Coltrane". N'ayant pas eu les droits, il commence alors à écrire ses propres musiques et repart en studio pour enregistrer de nouveaux morceaux. Un nouveau batteur remplace Luke Damash, Steve Lyman – qui l'accompagne sur scène. « Ça a changé la sonorité, c'était différent, très strict, plus contemporain ». C'est lors de cette session qu'ils font Spirit Up Above, Park Bench People, The Desire, Red. Toute la sonorité du groupe a changé avec Steve. Donc j'ai commencé à écrire des nouveaux morceaux, ce qui l'a aidé à évoluer en tant que parolier. C'est comme ça qu'est arrivé The Winter, Desire, Red, tout ça est arrivé dans les dernières sessions. Ça a commencé à devenir ma propre voix. Ça nous a pris un an et demi pour enregistrer l'album.
Le Jazz aujourd'hui
Il est difficile de penser que José James n'a que 28 ans. Il a cette voix grave et mature d'un homme de 50 ans.
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Par Marie Schockweiller
Publiée le mardi 20 mai 2008

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