Les concerts, révélations, flops, retours et clips
2008 est désormais derrière nous, mais de nombreuses questions hantent encore les esprits des internautes mélomanes assidus aux bonnes vibes... Quels sont les concerts qui ont fait vibrer la rédac ? Quels sont les artistes qui vont compter dans les prochaines années ? Quels sont ceux qui ont effectué un retour en force ? Quels clips ont suscité notre curiosité ? Quels disques nous ont déçus ? Toutes les réponses à ces interrogations existentielles se trouvent dans la 2ème partie de notre bilan annuel.
Concerts
Raphael Saadiq au Showcase (Paris)
par Sby
Vous avez vu le clip de “Love That Girl” ? Fondu dans une tenue classe avec un costume crème taillé à la mode des années 60, Raphael Saadiq n’a pas lésiné sur les détails pour le concept de son dernier album. Il a repris cela pour son show au Showcase de novembre. Et l’artiste a sorti toute sa palette – chant, guitare, danse - pour ravir tous ses fans français présents dans la salle. Même les musiciens et les choristes auxquels l’auteur-compositeur a laissé une vraie place pour s’exprimer valaient le déplacement. Par Babacar
Rachel Claudio à l’Opus (Paris)
par Sby
Rachel Claudio, c’est l’une des révélations soul de 2008. Elle paye pas de mine la grande Rachel quand elle monte sur scène. Elle casse même tous les stéréotypes de la chanteuse soul typique et prouve que l’habit ne fait pas le moine. Mais attention, avec ses cheveux longs et lisses, sa peau laiteuse et ses talons hauts, quand il est question de soul music, Rachel est beaucoup plus bonne que la plus bonne de tes copines (!!). Sur scène, elle donne tout. TOUT. Sa voix, sa bonne humeur, sa grâce, sa pêche. Bref, ça défonce. A l’aise, seule derrière son piano, tout comme avec son live band et ses choristes, elle excelle sur des reprises ou nous scotche avec ses compo’. Bref quand tu la vois, tu te dis qu’elle a tout d’une grande. À guetter donc, cher lecteur ! Et quand Rachel remonte sur scène, arrange-toi pour être en face ! Par Meriem
Lupe Fiasco à la Cigale (Paris)
Lupe est un artiste complet, un showman. Il orchestre même son arrivée sur scène : lorsqu’il est en retard, c’est distribution de gâteaux pour le public. Sombre comme sa tenue, l’album prend une autre dimension sur la scène grâce à la qualité de son band. De son côté, il balaie la scène dans tous les sens, énergique mais toujours précis dans sa prestation. C’est différent de ce que nous offre les autres artistes hip-hop mais Lupe est un artiste hors normes. Par Babacar
Erykah Badu au Palais des Congrès (Paris)
Telle une grande prêtresse, Miss Badu arrive sur scène. Magnifique. Toute auréolée d’une coiffure tout droit sortie d’un récit mythologique. Une couronne de « reine » qu’elle doit à son timbre de voix unique, loin, très loin de celui du commun des mortels. Le public pourtant confortablement installé ne peut s’empêcher de se ruer vers la Diva à sa première apparition. Elle, offrira son répertoire en guise de présent. Du classique “On And On“ au plus récent “Amerykahn Promise“. Du charme, de la grâce, de l’envoûtement… Sublime ! Par Augustin Legrand
Common + Jay-Z au Zénith (Paris)
Common a sorti le grand jeu ce soir là. Normal, il en faut du style pour assurer la première partie de Mr Shawn Carter aka Jay-Z. Sobre, simple et efficace, voilà ce que l’on peut retenir de la prestation de celui que beaucoup considèrent comme le meilleur technicien du rap. De son côté, le patron a fait le choix d’un show savamment orchestré. Batterie, cuivres et claviers. Chaque note permet au Jigga de faire couler son flow et d’affiner ses rimes. « Nigga What ?... Nigga Who ? », le public en liesse fait les bacs à la place de Memphis Bleek. Sans doute le concert rap qu’il ne fallait pas louper. Par Augustin Legrand
Pharoahe Monch à la Bellevilloise (Paris)
Lorsqu’ils débarquent en France pour un show, certains artistes ricains semblent un brin détachés et peu pointilleux quant à leurs prestations (après tout, pourquoi s’épuiser pour un public qui ne comprend pas la moitié des lyrics ?…). Dans ce contexte, l’énergie et la bonne humeur de Pharoahe a fait plaisir à voir. Il a sobrement et efficacement défendu Desire, son dernier album, et a prouvé qu’il était bien l’un des MCs les plus sous-cotés du game. La présence de Showtime et Mela Machinko, ses deux choristes, a amené une très agréable dimension soul à un show particulièrement vivant. Par Baptiste
Mos Def au Carnegie Hall (New York City)
On est au théâtre Carnegie Hall à New York, l’une des salles les plus connues aux Etats-Unis. 6 étages de balcons, 2800 sièges, colonnes, gravures, rideaux, scène immense. Les plus grands musiciens classiques et jazz s’y sont produits. Et aujourd’hui Mos Def et son Big Band, avec pour guest Gil Scott Heron… La salle se remplit, il est 20 heures. Lumière. 8 cuivres, 8 cordes, 1 piano à queue, 1 batterie, 2 basses, 1 mic, 1 artiste en short à rayures, casquette de marin débarque. C’est Mos. « BROOKKLLYYNNN » et la foule crie… Le show a duré 3 heures, mais 3 heures mémorables. On a vu Mos dans tous ses états, chantant rappant, pleurant, en solo en duo. Il interprète de nouvelles compositions, fait un big up à Jay Electronica, une déclaration d’amour à Obama, un hommage à Fela Kuti, puis, standing ovation, Gil Scott Heron rentre sur scène. Ils se serrent dans les bras et Mos doit reprendre ses émotions, qui, a priori, lui ont causé une légère irrigation des yeux... Un temps de silence, puis ils chantent. Mémorable. On est officiellement tous chamboulés. Pas un son, personne ne bouge. Ils ont capté l’attention de 2800 personnes, ils ont nourri l’âme de 2800 personnes, ils ont fait vibrer les cœurs de 2800 personnes. Mos conclut la donne avec Umi Says, affichant sur les 3 grands écrans derrière lui le portrait de Barack Obama. Standing ovation, à nouveau. Il y avait, a priori, des démocrates dans la salle ! Indéniablement immanquable. Agréablement remarquable. Par Meriem
José James au Festival Central Park SummerStage (New York City)
C’est un José James décontracté et rempli d’aisance que l’on découvre sur scène, par une après-midi d'août ensoleillée en plein cœur de Central Park : point de faste big band pour accompagner le jazzman, juste un très sobre groupe lui apportant les bases nécessaires pour poser sa voix. Car oui, c’est lui et nul autre la vraie star du spectacle... Quoique le terme de star soit si mal choisi à son égard, lui qui semble tellement indifférent aux paillettes et aux sirènes du showbiz, préférant briller pour son talent virtuose, c’est-à-dire ses vocalises voltigeuses qui font de lui, plus qu’un simple crooner, un slalomeur de mélodies hors pair. Par Mathieu
Al Jarreau au Festival Jazz à Juan (Antibes)
Aucun signe de fatigue pour l’emblématique crooner funky-jazzy Al Jarreau, qui maintient une forme d’acier, venant confirmer sa réputation de monstre scénique. On ne se lasse pas de son sens du swing unique, pas plus que de l’énergie des plus communicatives qu’il dégage. La légende continue d’éblouir son très vaste public, entre numéros jazz et tubes résolument crossover. On regrette juste que l’intérêt ne suive plus trop au niveau discographique depuis quelques années déjà. Par Mathieu
Roy Hargrove + Marcus Miller au Festival Jazz à Juan (Antibes)
Quand deux maîtres du groove arpentent la scène de la mythique Pinède Gould en une même soirée, cela ne peut que donner un concert mémorable. D’abord le trompettiste Roy Hargrove, dans un costume tiré aux quatre épingles, délivrant un sublime moment de jazz, faisant vibrer son audience au son de ses notes bleutées aussi soyeuses que capiteuses. Puis le bassiste Marcus Miller venant faire slapper son instrument pour une orgie de jazz-funk électrisant. Et quand le temps d’un morceau, les deux musiciens allient leurs talents, on est comme sur un petit nuage. Un concentré de bonnes vibes à l’état pur. Par Mathieu
Révélations
Jazmine Sullivan
…ou l’espoir féminin de l’année dans le R&B US. Entourée de Missy Elliott et Wyclef Jean, l’artiste de Philly a exploité à plein sa voix particulière pour pondre un album complet. L’alchimie entre son chant et ses prods peut surprendre pour un premier album qui, nous l’espérons, lui permettra d’explorer des perspectives encore plus larges dans ses prochains projets. Par Babacar
88-Keys
88 Keys n’était jusque là qu’un travailleur de l’ombre. The Death of Adam l’a établi sur le haut du pavé du paysage hip-hop indépendant. Ambassadeur non-officiel de la marque Polo Ralph Lauren dont il collectionne les produits, il avait affirmé sa principale facette de producteur sur le classique Black Star de Talib Kweli et Mos Def. Son album-concept conté avec brio est absolument hilarant. Par Babacar
Grace
Avec son Hall of Mirrors où se reflètent une magnifique mélancolie, une sensibilité à fleur de peau et une élégante sobriété, la sublime et mystérieuse Grace vient élargir les rangs d’une acoustic soul métissée qui a décidément le vent en poupe. Ses ritournelles, gracieuses et graciles, nous touchent en plein cœur, comme quoi la simplicité a toujours du bon. Une belle découverte. Par Mathieu
Noel Gourdin
Cela fait plusieurs années que j’en suis convaincu : la distinction entre Néo Soul et R&B contemporain n’a plus vraiment de sens ni de raison d’être. A l’image de ses prédécesseurs et modèles Raheem DeVaughn, Dwele ou John Legend, Noel Gourdin signe un premier album des plus prometteurs, où la tradition d’une Soul authentique et la modernité d’une production léchée, dans l’air du temps font bon ménage. Avec son hymne The River, il a déjà conquis la planète Soul US, qu’attend donc l’Europe pour lui tendre à son tour les bras ? Par Mathieu
Sam Sparro
Sam Sparro est la preuve que les blancs aussi savent groover ! Ce dandy funky venu tout droit du pays des kangourous, ouvertement gay et légèrement excentrique sur les bords, enchaîne tube sur tube sur ce premier album éponyme, incroyablement festif et éclatant. A ne manquer sous aucun prétexte. Par Mathieu
Sandra Nkaké
Parmi les révélations de l’année 2008, on compte le premier album Mansaadi, de celle qui s’impose sans nul doute comme la princesse de la soul française, Sandra Nkaké. Féline et fragile à la fois, celle dont on connaissait les performances extravagantes sur scène nous offre un concentré de douceur et de sincérité qui aura réchauffé notre hiver. Pour ceux qui n’auraient pas encore pris le temps d’écouter la voix suave de Sandra Nkaké, il est encore temps de prendre de bonnes résolutions. Par Léa Cerveau
José James
Rarement aura-t-on vu autant d’aboutissement et de maîtrise dans un premier essai. En seulement un album, il en impose déjà ! Il n’est pas exagéré de dire que l’on peut d’ore et déjà voir en lui l’héritier des plus grandes légendes soul/jazz, de Gil Scott-Heron à Al Jarreau (à ses débuts) en passant par Terry Callier et Bill Withers. Bluffant. Par Mathieu
Duffy
Pop ou Soul ? La galloise Duffy a suscité de vifs débats chez les cercles d’amateurs de Soul. Pourtant, sa musique nous rappelle qu’il a toujours existé une école Pop de la Soul. En effet, de nombreux brillants compositeurs, sous couvert d’une réputation de hitmakers pop, ont bel et bien accouché de multiples standards Soul majeurs, à l’instar de Burt Bacharach, Carole King ou Phil Spector. En cela, Duffy perpétue cette tradition Northern Soul 60’s, universelle et facile d’accès, avec un certain brio (... et le look adéquat !). Par Mathieu
Rachel Claudio
Tout droit venue d’Australie pour notre plus grand plaisir, Rachel Claudio a fait de Paris sa ville d’adoption. Avec sa bouille d’ange et ses grands yeux, elle nous a séduits lors de ses passages sur scène ; nous laissant chaque fois ébahis par sa voix pleine d’émotion et sa capacité à communiquer avec le public. Grâce à son talent incontestable et son sens du partage inné, Rachel Claudio a très vite réussi à se faire sa place dans l’univers soul français. On la retrouvera donc le 19 février 2009 au New Morning pour la soirée Let’s Get Together, aux cotés de nombreux artistes tels que Sandra Nkaké, China Moses, Sly Johnson et bien d’autres… Par Léa Cerveau
Shinri
C’est sur scène que Shinri a su nous convaincre. Pour cela, il a suffit d’ailleurs d’un seul concert à l’Opus en juin dernier. Une voix miraculeuse et une attitude de rockeuse qui offre à la soul qu’elle distille un écrin du plus bel effet. Elle avoue ne pas trop apprécier la comparaison d’avec Janis Joplin, lui rappelant sans doute trop ses propres excès. Et pourtant, la capacité vocale de cette diablesse, féline à souhait, ne peut que rappeler les prouesses de la “Pearl“. Shinri est prometteuse et son album dans les bacs cette année 2009 devrait confirmer cette impression. Aucun risque d’overdose. Par Augustin Legrand
Flops
Beyoncé Knowles - I Am...Sasha Fierce La conjointe de Jay-Z sera-t-elle surpassée musicalement pas sa sœur ? Sur leurs produits respectifs de 2008, la question ne se pose même pas tant l’effort conceptuel de Beyoncé n’a pas pu cacher un évident manque de renouvellement musical de sa part. Seule son attitude scénique toujours au point, comme l’on peut le percevoir dans ses clips, lui permet de maintenir une cote haute auprès de ses fans. Par Babacar
Usher - Here I Stand Il nous a déçus mais peut-être qu’on en attendait trop ! Here I Stand est pourtant un album assez bien conçu avec les qualités habituelles de l’artiste au rendez-vous : en gros, du son excellent pour assurer un carton en radio. Mais vu la concurrence (Ne-Yo, Chris Brown) qui a vu le jour pendant son absence, on aurait pu s’attendre à ce qu’il fasse grimper son style musical à un degré supérieur pour justifier son rang autoproclamé de numéro un du R&B. Par Babacar
Common - Universal Mind Control
Il nous avait prévenus, ce Universal Mind Control, conçu par les Neptunes, allait être tourné vers les clubs. Pourquoi pas… Après tout, on peut comprendre qu’après avoir trituré nos méninges pendant 15 ans, Rashid Lynn souhaite changer de cap… Momentanément en tout cas, on espère car l’écouter nous pondre des textes légers fait quand même un drôle d’effet. On se doit tout de même de reconnaître que sa prestation au micro reste excellente mais ça ce n’est pas vraiment une surprise. Le « malaise » vient aussi des productions. Celles-ci suivent un peu trop la vibe électro du moment et ne ressemblent finalement pas à l’artiste qu’on connaît. Par Baptiste
Akon - Freedom
Dans une musicalité électro-club, Akon a voulu changer de style pour se rapprocher d’un aspect plus pop. Ajoutons à cela, l’utilisation plutôt perfectible de l’auto-tune et l’on a un troisième album Freedom différent à pertes de ce qu’il réalisait auparavant. Le problème c’est qu’il n’est pas encore maître de ce registre qui apparaît redondant pendant une majeure partie du début d’album. Par Babacar
Musiq Soulchild - Onmyradio Musiq Soulchild a une voix d’ange, alors forcément c’est dur de ne pas être un minimum critique lorsque il nous sort un album aussi lisse que Onmyradio. Il tombe dans un R&B relativement quelconque et sans saveur alors qu’on le sait capable de très belles choses (Juslisen, Soulstar…). Vocalement, il est bon comme souvent mais sa musique manque ici de caractère et surtout d’originalité. Par Baptiste
Retours gagnants
Solange Knowles
En cette année où sa sœur s’est lamentablement vautrée dans une variété des plus banales, il semblerait que l’heure de la revanche ait sonné pour Solange. Jadis simple lolita Teen Pop/RnB dans l’ombre intimidante de Beyoncé, la cadette Knowles a choisi de surprendre une audience qui attendait pourtant bien peu de sa part. Sur son 1er album, elle invitait B2K et Lil’ Romeo et faisait la BO de Scooby-Doo, sur celui-ci, on retrouve un duo avec Bilal et des samples du groupe électro Boards of Canada… si cela n’en dit pas long sur l’énorme métamorphose opérée en 5 ans. Et si l’album fait irrésistiblement la part belle à des joyaux que l’on croirait égarés des archives de chez Motown, il ne néglige pas pour autant quelques sonorités plus expérimentales, plus proches de Radiohead que de Ciara. Call it a come back! Par Mathieu
Janelle Monáe
Ne vous trompez pas, Janelle Monáe n’est pas une débutante. Seulement, rien ne laissait vraiment entrevoir cette reconversion qui dépasse largement les frontières du R&B. Optant pour une musique novatrice et loin des sentiers battus, résolument psychédélique et débridée, qu’on ne saurait trop qualifier de R&B, de Pop ou de Rock (voire d’Afro-Punk comme elle le dit elle-même), Janelle Monáe révolutionne le petit monde de la musique. En bousculant les codes habituels, elle vient de se créer une case à elle seule, dans laquelle on espère vivement voir d'autres artistes s’immiscer. Janelle Monáe sort de l’ombre de façon méritée. Par Mathieu
Imani Coppola (Little Jackie)
Aussi à l’aise dans le hip-hop, la soul, la pop ou le rock, Imani Coppola est une artiste atypique et versatile, qui suit sans complexe le gré de ses diverses envies musicales, en réussissant toujours à être là où personne ne l’attend. Réputée pour ne pas avoir la langue dans sa poche, le duo Little Jackie, qu’elle forme avec Adam Pallin (aucun lien avec Sarah…), lui permet de brouiller les pistes, lui servant de média pop-soul idéal pour faire passer plus facilement la pilule aux histoires énervées qu’elle raconte. La « Cowgirl » est peut-être plus assagie mais elle n’en demeure pas moins indomptable. Quoiqu’il en soit, qu’on apprécie ou pas son tempérament de braise, la musique de Little Jackie, elle, devrait mettre tout le monde d’accord. Par Mathieu
Sly Johnson (Saïan Supa Crew)
Quand Sly, ex rappeur/human beat box du Saïan Supa Crew, décide de faire son come back en chanteur de soul, tu n’y crois pas vraiment, du moins, tu demandes à voir. Et là, tu es servi. Le monsieur est la polyvalence artistique incarnée. Et il te sort une voix, cachée pendant des années sous du beat box et des couplets rap, des plus saisissantes. Sur scène, il n’a besoin de personne puisqu’il compose lui-même ses beats grâce à "la machine". Il travaille actuellement sur un album à paraître en 2009 et a aussi sorti un projet avec un grand monsieur du jazz français, Erik Truffaz, Paris. Sur l’album, Erik est à la trompette, Sly au beat box, et le mélange est très appréciable. Monsieur Johnson est donc sorti d’un carcan musical pour se tourner vers un tout autre univers. Et ça lui va bien, on aime ! Par Meriem
Chanté Moore
Exit la tenue racoleuse de la bimbo Urban-Pop à la J-Lo qu’elle arborait fièrement (?!?!) sur Exposed, revoici 8 ans après Chanté Moore, en solo, dans le registre Quiet Storm qui nous avait fait fondre pour elle il y a plus d’une quinzaine d’années déjà. Troquer JD (Jermaine Dupri) contre GD (George Duke), voilà là le meilleur choix qui s’offrait à elle. Même si on retrouve encore quelques lieux communs d’un RnB surproduit et assez générique, Chanté laisse ici le plus souvent briller sa voix si diaphane sur des arrangements jazzy concoctés avec le plus grand soin. Le qualificatif de diva, si souvent usurpé, peut enfin lui être réattribué à juste titre. Cette Chanté là nous avait vraiment manqué et avec Love The Woman, elle ne manque pas de nous en-chanter à nouveau. Par Mathieu
Toute nouvelle plume passionnée est la bienvenue sur Onlygroove.
N’hésitez pas à nous soumettre votre candidature et/ou des exemples de chroniques à :
Rédaction