Il y’a quelques mois, en mai 2009 plus exactement, je rencontrais pour vous le pionnier de la funk française, j’ai nommé l’illustre Juan Rozoff. Le maître m’ouvrait alors les portes de sa maison et répondait aux questions que je m’étais toujours posé sur sa mystérieuse personnalité et sa carrière, m’annonçant, entre autres, qu’il préparait un troisième album…
Les mois se sont écoulés et Monsieur Rozoff sort enfin cet opus tant attendu : Maison Rozoff !
By Léa Cerveau
Et moi, de penser tout haut en apprenant le titre de l’album : « Il l’a fait ! Maintenant, je ne suis plus de ces rares qui ont eu l’occasion d’entrer dans la Maison Rozoff, il a ouvert les portes à quiconque veut bien y mettre un pied ! ».
Passée outre l’allégresse que provoquait en moi l’idée d’un troisième album de Juan, j’attendais bien sagement le 21 novembre pour pouvoir découvrir ses titres en live. Et puisqu’un génie ne se balade jamais seul, c’est avec les Gréements de Fortune qu’il partagerait donc l’affiche ce soir là.
Me voilà donc parée, prête à savourer le moment, mon appareil photo chargé à bloc et déjà dans la tête des envies de sessions funk délirantes à souhait ! Le concert commence enfin.
Sur scène, le Funk-Tzar dans son habit Léopard se déchaine, avec à ses côtés son excellent bassiste, son batteur, son tromboniste et quelques membres des Gréements de Fortune, qui font doucement mais sûrement monter la température.
Je pense : « Ce mec est fou ! Et c’est pour ça qu’on l’aime. » C’était sans compter le titre « On veut tout » qui met de la folie dans la folie et qui interpelle même les quelques dissidents qui boivent leur bière au fond de la salle, l’oreille distraite.
Monsieur Rozoff et son équipe ont l’art et la manière de jouer avec le public. A l’instar du clavier Jay Murphy qui, caché derrière ses lunettes et son chapeau, dégage un côté suave, chaleureux, voire carrément charmeur lorsqu’il dégaine son sourire qui tue ! Le groupe se marre, partage, aime ce qu’il fait et ça se voit ! Tout respire la bonne humeur et le don de soi ... Voilà le public conquis face à un groupe qui donne tout ce qu’il a.
By Léa Cerveau
Juan ouvre au public les portes de la Maison Rozoff donc, et y invite aussi tous ses potes pour une grosse session funk comme on n’en avait pas vu depuis belle lurette !
Et puisqu’il faut bien partager un peu la scène ... Après une petite pause qui permet au public de reprendre son souffle, on prend donc presque les mêmes et on recommence. De nouvelles têtes font leur apparition sur scène : Bibi Tanga bien sûr, armé de son chapeau rouge et de sa basse, le trompettiste Gil "C Freak" Garin et Fab Fabulous à la batterie ! Ce soir, pas un génie, pas deux ... Mais tout un équipage, venu à l’abordage du Hangar le temps d’une soirée. Dans la salle, derrière la balustrade, Juan Rozoff, le sourire aux lèvres, hoche la tête au son de la basse de Bibi, à qui il a laissé le devant de la scène...
Les Gréements de Fortune, désormais au complet, prennent d’assaut la petite salle d’Ivry Sur Seine. Ce soir, les génies de la funk musique nous on réchauffé le cœur et le corps.
En sortant, complètement à court de mots, une seul chose me vient : « Wahou ! ». Pas très explicite, mais tellement représentatif de cette soirée à couper le souffle !
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