"My My My" #1 Billboard r&b charts
"Quiet Time To Play" #25 Billboard r&b charts
"Where Do We Go From Here" #1 Billboard r&b charts
"Rub You The Right Way" #1 Billboard r&b charts
"Fairweather Friend" #2 Billboard r&b charts
"Wrap my Body Tight" #1 Billboard r&b charts
"I Got You" #35 Billboard r&b charts
"Let's Get The Mood Right" #17 Billboard r&b charts
En 1990, Johnny Gill nous livre son premier album solo signé chez Motown, date phare pour le R&B moderne. Pourtant, son parcours reste une énigme, revenons sur sa carrière qui débuta en 1983 ...
Avant Motown
En fait la carrière de Johnny Gill démarre à l'age de 5 ans, dans le groupe familial "Wings of Faith". Ce sera du gospel pour Johnny Gill, son père étant pasteur, et même si à la maison il n'avait pas le droit d'écouter du r&b, son enfance était déjà bercée par le chant.
Johnny & Stacy
Le premier album éponyme de Johnny sort en 1983, il n'a alors que 17 ans. Ce jeune chanteur a la voix déjà si mature est découvert par Stacy Lattisaw et sa famille. A l'époque des succès de Prince et de Michael Jackson, la voix grave de Johnny ne trouve pas son public. Un an plus tard, en 84, Johnny enregistre "Perfect Combination", un album de duo avec Stacy Lattisaw, qui sera classé dans le R&B Top ten outre-atlantique. Une sorte de Marvin & Tami, pour les deux jeunes chanteurs, mais en parfait gentleman Johnny s'efface sur le titre principal de l'album pour laisser Stacy briller. Ils chanteront de nouveau ensemble en 89 sur le titre "Where do we go from here", un gros succès.
Chemistry en 85 confirmera enfin le gros potentiel de Johnny Gill. Enfin avec "Half Crazy" son single, Johnny trouve la première production qui met réellement en avant ses qualités vocales hors du commun. Dans le même temps, Johnny Gill part en tournée avec New Edition. Mais Johnny veut suivre les traces de ses illustres prédécesseurs, comme son idole Marvin Gaye, en devant une icône de la soul music. Il réalise son rêve en signant chez la glorieuse Motown la même année.
Bien que signé chez la Motown en tant qu'artiste solo, Johnny signe avec la MCA pour chanter avec New Edition. En effet, avec le départ de Bobby Brown, Johnny intègre le groupe à la dernière minute. C'est un franc succès, le plus gros succès de New Edition, la voix de Johnny apporte au groupe un son beaucoup plus mature, et les leads de Johnny donnent au groupe ses plus beaux titres. Le groupe passe à l'age adulte grâce à Johnny, il suffit d'écouter "Can you stand the Rain" ou le bien nommé "Boyz to Men", pour s'en persuader.
Les années Motown
Johnny Gill
Puis vient le temps d'une séparation pour nourrir les projets solos. Le temps pour Johnny de sortir son premier album chez l'illustre Motown. A coup sûr, la sortie de l'album est une date phare du r&b moderne. L'album est une vraie réussite artistique, M. Gill allie à la perfection tubes dance floor en surfant sur la vague New Jack (dont les hits "Rub you the Right Way" et "Fairweather Friend"), mais surtout slow jams dans la grande tradition de la Tamla Motown. "My, My, My" constituant son titre référence et certainement la ballade la plus sensuelle de ses débuts des années 90, produite par Babyface.
Il faut dire que JG a su particulièrement bien s'entourer. Réunissant pour la première fois, les meilleurs producteurs du moment : Jam & Lewis ainsi que Babyface. Ajoutez aussi les vocalistes After 7, Karyn White, et le saxophoniste Kenny G, et vous obtenez un album accompli servit par la puissance vocale de Johnny.
Johnny confirmera son statut de star de la musique black en apparaissant sur la BO de New Jack City en 92 avec "I'm still waiting". Et aussi sur deux titres de Shanice.
L'après My, My, My : Provocative
Malheureusement, en 93, l'album "Provocative", son deuxième album chez la Motown, tourne court commercialement. A l'évidence l'album n'a pas le potentiel de celui sorti 3 ans auparavant, les années "My, My, My" n'ont pas été capitalisées pour Johnny, la faute à une production un peu flemmarde et une promotion limitée pour un artiste de ce calibre. Pourtant, l'album contient quelques perles, les Boyz-II-Men produisent un titre, l'excellent "I Got U", et Johnny même s'il est résolument taillé pour les slows, nous montre qu'il peut aussi chanter des titres plus rapides comme "Hit the floor" (dans la lignée de "Rub you the right way"). Mais la force de l'album réside encore dans les slows jams où Johnny sait faire vibrer son auditoire avec des titres explicites comme "Mastersuite" ou "Tell me How U want it". Mais cela reste insuffisant, surtout que la première version de l'album ne contient que 10 titres.
Mais Johnny, qui est le pote d'Eddie Murphy, sort un des titres les plus marquants de la BO du film Boomerang, "There U Go", véritable ode à l'amour et à la sensualité, un des titres référence pour JG, étalant sa palette vocale hors-normes. Et plus tard aussi un des titres sur l'album Mo'Money : "Let's just run away". Ces deux excellents titres enrichisseront la version européenne de "Provocative", faisant finalement de l'album un incontournable.
L'année 96 s'annonce comme l'année de Johnny Gill, tout d'abord ce sera l'année de l'album réunion de New Edition. Mais surtout JG va sortir son troisième album avec la Motown, entouré des meilleurs producteurs du moment. Mais qu'en sera-t-il exactement ?
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