Les meilleurs albums Soul, RnB, Hip Hop, Jazz, Funk
Résumer l’année 2009 à une quarantaine d’albums n’a pas été tâche aisée. Pour la première fois, nous avons décidé d’établir un classement des 15 albums incontournables de l’année, ceux qui ont remporté tous les suffrages de la rédac (ou presque), sans pour autant omettre de mentionner les coups de cœur respectifs de chacun. Si certains artistes ont suscité le débat, notre trio de tête, lui, a quasiment fait l’unanimité. Alors découvrez sans plus attendre notre palmarès 2009, le dernier de la décennie désormais écoulée !
Ils n’ont pas fait le Top 15 mais ont marqué l’année 2009 :
The Revelations feat. Tré Williams - The Bleeding Edge
Amateurs de Soul bluesy, rootsy, aux ambiances Stax ou Atlantic… ce disque est fait pour vous. Anthony Hamilton vient de trouver un sérieux concurrent en la personne de Tré Williams, qui partage avec lui non seulement ce grain de voix rocailleux si vintage mais aussi ce goût pour un Rhythm & Blues à la fois respectueux de sa tradition et conscient de ses évolutions. The Revelations n’ont pas volé leur nom ! Par Mathieu
Wax Tailor - In The Mood For Life
In the mood for life est dans la continuité de ses prédécesseurs. Le concept de Wax Tailor est désormais connu de tous : un mélange sonore de sons plus ou moins hip-hop accompagné de répliques cinématographiques autour d’invités pour la plupart méconnus du grand public. Reste que l’auditeur se retrouve toujours aussi bien bercé dans ces mélodies évocatrices du musicien français au triomphe désormais international. Par Babacar
Après s'être fait les griffes sur l'album de Latif en ayant produit le morceau "Heavenly" en 2003, Mr R-Les a décidé de poser sa voix depuis 2006, où il acquit une renommée mondiale sur internet puis médiatique avec le tubesque "Me & U" pour sa protégée Cassie. Comme l'indique le titre de son 2ème album, Ryan Leslie veut établir un passage qu'il souhaite graver dans la pierre. Ne disposant pourtant pas d'une voix puissante tel un Jaheim ou Tank, celle-ci n'en est pas moins agréable. Ryan parvient à nous installer confortablement dès le premier track en ouvrant son album avec le très groovy "Never Gonna Break Up" ou en nous donnant envie de danser sur un "Zodiac" aux sonorités funky. Mélangeant sons anciens et futuristes, le producteur-chanteur crée ainsi une signature sonore propre à lui. Comment ainsi ne pas s'électriser sur "You're Not My Girl", se détendre avec sa moitié sur "Sunday Night" ou déclarer sa flamme en écoutant le paradisiaque "Guardian Angel" ? Du rythmé au romantique en passant par le sensuel, le prometteur Ryan Leslie nous invite à entrer dans son parc musical afin de ne plus jamais en sortir ! Par Mounir
Amateurs de Raw Funk, préparez-vous à prendre un grand uppercut dans les oreilles ! Une voix de lion rugissant de toutes ses forces, des lignes de basse décapantes, des cuivres moites de sueur… Bienvenue dans l’univers kung-funk des Shaolin Temple Defenders, qui comptent, à n’en pas douter, parmi les combattants les plus redoutables sur l’arène funk hexagonale. Même parmi la crème de la ligue soul/funk internationale, nos bordelais ont la cote. Martha High, choriste de feu James Brown, ne s’y est pas trompée en figurant sur le titre Slave To Your Heart, ne faisant que rendre la pareille à un groupe qui l’avait déjà épaulée sur l’intégralité de son album W.O.M.A.N. Bref, avec ou sans ce crédit de poids, les Frenchy ont prouvé qu’ils n’avaient rien à envier à des formations US telles que Breakestra, bien au contraire. Tant qu’il y aura des groupes comme les Shaolin, le temple du funk français sera bien gardé ! Par Mathieu
Nicolay - City Lights Vol. 2: Shibuya
Producteur néerlandais installé aux Etats-Unis, Nicolay continue de surfer sur ses multiples succès connus avec Phonté sous la bannière Foreign Exchange pour proposer des projets instrumentaux. A vrai dire, sur ce deuxième opus des City Lights, il a accordé une place supérieure aux vocalistes en invitant la brillante Carlitta Durand. Ce projet qui vise à nous faire visiter par procuration les rues animées du quartier Shibuya de Tokyo est une vraie réussite instrumentale. La force de l’habitude pour ce talent encore trop méconnu. Par Babacar
Bien qu’il n’ait jamais eu le mass appeal d’un Luther Vandross, Will Downing est pourtant l’un des plus grands vocalistes R&B de notre époque. Sur ce Classique, le crooneur continue de ravir les oreilles des amoureux de cette Soul suave et classieuse dont il est passé maître dans l’art… et de fournir la bande-son idéale pour soirées câlines bien au chaud… Alors, allumez les chandelles, sortez le champagne et savourez chaque seconde de ce Quiet Storm haut-de-gamme. This is music for lovers, baby! Par Mathieu
Que dire de cet album si ce n'est un superbe voyage dans le temps que nous propose ce natif de la Caroline du Nord. En reprenant les classiques du légendaire Mr Womack, Calvin nous prouve qu'il ne fait pas honte à son prédécesseur et qu'il est à la mesure de ce challenge. Sublime sur "Across The 110th Street", véritable crooner sur "You're Welcome, Stop On By" et "Woman's Gotta Have It". Sa voix enchaîne les perles sixties soul pour nous offrir au final un superbe collier musical que tout nostalgique ou amateur de new soul se doit d'avoir afin de réchauffer ses nuits d'hiver. Alors courez vite chez votre disquaire déguster cette galette sans modération ! Par Mounir
Quand une chanteuse nous promène dans des sentiers battus, on ne tolère rien de moins que l’excellence. Et c’est ce que Leela James nous offre tout au long de cet album de reprises, certes prévisible mais redoutablement bien fichu. Accompagnée de musiciens de haut vol, Leela se montre plus que jamais l’héritière de grandes chanteuses funky soul 70's comme Candi Staton ou Betty Wright. Par Mathieu
Avec Emergence, Roy Hargrove a choisi de réaliser l’un de ses rêves les plus chers : créer son propre big band. Loin de toute grandiloquence, le trompettiste parvient à apprivoiser cet entourage que l’on sait pourtant très imposant pour instaurer une atmosphère feutrée et envoûtante. Aussi à l’aise sur les rythmes afrocubains (Mambo For Roy) que sur les relectures émouvantes de standards éculés (My Funny Valentine), Roy se met également à la chanson sur le très beau September In The Rain, où l’on découvre une voix fluette mais au swing toujours juste, quand il n’invite pas la chanteuse Roberta Gambarini à donner de la voix. N’oublions pas le capiteux Roy Allan, un véritable bijou de précision mélodique, à l’architecture majestueuse qui laisse pantois (notez au passage le clin d’œil à Grandmaster Flash)… Le morceau jazz de l’année ? Roy Hargrove est comme les grands vins, il se bonifie avec l’âge. Par Mathieu
Jesse Johnson - Verbal Penetration
Facile, et d’ailleurs normal, de se dire « tiens ça ressemble à Prince », à l’écoute de cet album retour de Jesse Johnson, ex guitariste du groupe The Time, monté naguère par le nain prodige de Minneapolis. Fort de ses aptitudes de multi-instrumentiste, Jesse Johnson nous propose un album qui se distingue pas mal du son de Minneapolis. Sa musique est réutilisée de manière adaptée aux sonorités de nos jours, entre délices funky, couverts de cuivres, dont les solos de guitare ont conservé leur saveur d’antan, et ballades reposantes. Sans conteste une des plus belles surprises de cette année. Par Jazzychoc
Après avoir légèrement déçu ses fans avec son précédent opus, Mr "G" revient très fort voire renforcé avec ce nouvel album. Ayant connu quelques déboires familiaux, Ginuwine a donc décidé de retranscrire toutes ses pensées en chansons, accompagné de très bons producteurs pour le guider. On peut dire qu'il ne s’est rien interdit : il se livre sur le fabuleux "Last Chance", concocté par le magicien Brian Cox, déclare ses fantasmes sur le brûlant "Touch Me" et enfin se déchaîne sur le très rythmique "Get Involved", produit par son ami de toujours Timbaland. Côté invités, Ginuwine s'est entouré de poids lourds comme Missy Elliott, RL de Next et aussi de Brandy sur le splendide "Bridge To Love" où Oak, nouveau producteur montant, livre une véritable fraîcheur sonore. A tous ceux qui s’étaient fâchés sur l'album Back II Da Basics, vous pouvez donc vous réconcilier avec le dompteur de "Poney" car ce dernier a effectué un comeback plus que réussi ! Par Mounir
Parallèlement à la musique largement "popisée" et "FM-isée" de Duffy et consorts, cette fin de décennie aura vu l’essor d’une génération de chanteuses soul/funk au son brut et sans concession, celle des Sharon Jones, Nicole Willis ou encore Alice Russell. L’australienne Kylie Auldist appartient bien à la deuxième catégorie et nous prouve, accompagnée de son irrésistible backing band The Bamboos, que les kangourous ont eux aussi un sens inné du groove ! Jouissif. Par Mathieu
Pour le commun des beatmakers, réunir dès son premier album des pointures telles que Large Professor, Talib Kweli ou Elzhi semblerait irréel. C'est pourtant ce qu'est parvenu à faire Dela, un producteur français quasiment inconnu il y a peu. Il faut dire que derrière une MPC, les mains de ce jeune homme de Cergy ne tremblent pas. Le résultat : Changes of Atmosphere et ses beats aériens sur lesquels viennent se défouler d'excellents rimeurs d'outre-Atlantique. Par Baptiste
Rebirth signe la renaissance après 30 ans d’absence d’un des collectifs les plus emblématiques mais aussi les plus injustement oubliés de la scène jazz de Detroit, Tribe. Cette reformation que plus personne n'attendait, on la doit à l’une des figures de proue de la techno made in MotorCity, j’ai nommé monsieur Carl Craig, qui se charge de la production de l’album. Point d’influences électroniques ici pourtant mais des échos du militantisme de Gil-Scott Heron (notamment sur Livin’ A New Day avec ses vers pacifistes scandés par le batteur/chanteur Doug Hammond) comme des explorations spatiales de Lonnie Liston Smith… Un tourbillon de jazz-funk cosmique des plus ensorceleurs. Chaudement recommandé. Par Mathieu
K'Naan - Troubadour
Dès les premières notes, K’naan annonce la couleur de cet album riche et entraînant qu’il présente comme une invitation au voyage : “I hope you got your passports and your vaccine shots”. Poète des rues et éternel vagabond, il conte d’un flow percutant les liens qui l’unissent à un continent ou les souvenirs qui le rattachent à l’autre. K’naan évoque avec nostalgie son pays natal et les fléaux qui le ravagent dans le titre Somalia, puis chante les paradoxes de la société américaine aux côtés de Mos Def dans l’ensorcelant America. Entre tradition africaine et beats urbains empruntés à sa terre d’exil, ce troubadour des temps modernes s’inspire de ses pérégrinations pour offrir un rap conscient et nomade à souhait. Par Liv
Oncle Ben, que l’on appelle désormais Ben l’Oncle Soul, a choisi de surprendre son public avec des reprises plus inattendues les unes que les autres. Jugez plutôt : Aqua, Spice Girls, Pink Martini ou encore Katy Perry… On peut dire que sa machine à faire groover la pop fonctionne à plein régime, tant Ben lave plus blanc que blanc ces morceaux que l’on a tous fredonné un jour ou l’autre, et qui sont pourtant parfois à peine reconnaissables. Un projet résolument décalé et rempli de bonne humeur, qui ne se prend pas du tout au sérieux. Tout bonnement irrésistible. Par Mathieu
Kevon Edmonds - Who Knew
On le pensait disparu à jamais de la scène musicale depuis son premier album en 1999 (24/7). C'est donc une divine surprise qui apparaît pour le plus grand plaisir de nos oreilles. Cet ex-membre d'After 7 et frère de Babyface nous a pondu une merveille sonore du nom de Who Knew. Cet album regorge de pépites sonnant à la fois R&B 90's et moderne au niveau des productions, signées par son brother. Kevon Edmonds nous livre un joyeux "Who Knew", nous berce sur le superbe "She Loves Me" tandis que sur "Angels", il parvient presque à nous faire toucher le paradis. D'un autre côté, Kevon peut se rendre très sensuel sur le very freaky "Callin" aux airs de "Freakin' You" de Jodeci avec ses vocoders en background. Au final, Who Knew est un excellent millésime que Kevon Edmonds a mis longtemps à confectionner. On vous recommande donc fortement cette ivresse musicale ! Par Mounir
Non, Darrius Willrich n’est pas le genre de chanteur R&B que vous entendrez à la radio. Il a bien trop de bon goût, de classe et de classicisme pour se vautrer dans les "Rihâneries" et autres "Akonneries" qui polluent les ondes depuis le milieu de la décennie… Ses excellentes mélodies raviront ceux qui se passionnaient pour le genre de R&B soulful et laidback qui sévissait dans les mid-90’s (pensez Rahsaan Patterson ou Donell Jones). Un genre en voie de disparition, raison de plus pour profiter de cet album quasi-irréprochable d'un chanteur qui manque cruellement de reconnaissance, toute considération nostalgique mise de côté. Par Mathieu
Stefan Filey - Confessions Of A Parisian Soulvivor
De la Nu Soul à la française et crédible, ça existe ! Artiste qui n’en est pas à son premier essai, Stefan Filey ne fait que confirmer tout le bien que l’on pensait déjà de lui avec cet EP de 4 titres joliment intitulé Confessions of a Parisian Soulvivor. Stefan évite les écueils des samples à tout va, privilégiant, en musicien accompli qu’il est, une instrumentation organique, tout comme les plagiats d’artistes américains, même si des réminiscences à la D’Angelo s’invitent sur le très « Untitled » Le Deuxième. Malgré des textes un peu trop bateau, virevoltant sans complexe entre les langues de Molière et Shakespeare, notre French soul brotha arrive à préserver une belle personnalité musicale ainsi qu’un certain chic pour les grooves déhanchés, comme en témoigne les très bons Kiss Me Too et Love Me. Par Mathieu
Brother Ali - Us
Rien ne prédestinait vraiment cet albinos du Minnesota à se faire un nom dans le paysage hip hop américain. Sa cote monte pourtant en flèche depuis quelques années, comme quoi la qualité peut toujours payer. Frère Ali s’appuie sur des prods souvent originales et bluesy pour balancer ses textes introspectifs et engagés, quelque part entre noirceur et espoir. Qu’il rappe ou chantonne, Ali dégage cette sincérité toujours belle à entendre. Par Baptiste
2009 aura été l’année du retour en force du chanteur-guitariste George Benson. Les fans du Benson funky avaient boudé Absolute Benson pour son côté jazz réactionnaire. Les adorateurs du jazzman avaient, eux, crié au scandale lors de la parution du très R&B Irreplaceable, où le guitariste s’était complètement caché. Pour la première fois depuis longtemps, Benson arrive à concilier prouesses guitaristiques et soul songs impeccables. Songs And Stories nous rappelle que Benson n’est jamais meilleur que quand il fait du pur Benson. Par Mathieu
Depuis sa libération de chez Jive Records, Joe se lâche et nous dévoile une facette de crooner soul que nous ne connaissions pas. Romantique à souhait, il déverse sa voix mielleuse, nous faisant ainsi nous étreindre sur "Very Special Friend", se révèle très convaincant sur "Wanna Be Your Lover" voire complètement comblé sur "Sensitive Lover". Bref, après l'avoir chanté en 1997, Joe ne veut plus être un player. C'est donc avec notre plus grand plaisir que nous acceptons sa décision, que l'on ne peut qu'approuver en succombant à ce joyau parfaitement taillé qu'est l'album Signature ! Par Mounir
Raekwon - Only Built 4 Cuban Linx, Pt. 2
Une pure évocation du milieu urbain new-yorkais. Raekwon entouré par quelques-uns de ses fidèles camarades du Wu-Tang, Ghostface en tête, a réussi le « sequel » parfait à Only Built 4 Cuban Linx… Les textes y sont sombres mais parfaitement suggestifs comme les productions dans la tradition du célèbre groupe. A 41 ans, Raekwon peut légitimement continuer de s’autoproclamer “The Chef”. Par Babacar
En cette année riche en sorties estampillées « Deep Soul », peu d’albums « rétro » ont su approcher le degré d’aboutissement et de perfection de ce d’ores et déjà indispensable My World du vétéran Lee Fields. Quand il n’est pas aux côtés de Martin Solveig pour faire bouger les dancefloors hexagonaux, Lee Fields prend le temps de composer des albums voués à devenir de futurs classiques de la musique « Rare Groove ». Le vibrant My World regorge de ballades à l’héritage Philly Soul assumé, loin de ses travaux précédents beaucoup plus funky, où planait le spectre de son modèle James Brown. Par Mathieu
Après avoir changé de maison de disques, Brian McKnight s’est décidé à suivre la tendance R&B du moment. L’artiste, déjà renommé, n’a pas eu froid aux yeux en se mettant en conformité avec les formats musicaux en vogue : auto-tune ou productions mid-tempo à tendance électro sont expérimentés dans ce projet. Dans l’ensemble, on apprécie la volonté de l’auteur-compositeur d’explorer de nouvelles facettes. Par Babacar
Robert Glasper - Double Booked
Il est l’ami des Neo-Soulstars (Bilal, Maxwell, Erykah Badu) et des rappeurs conscients (Q-Tip, Mos Def et feu J Dilla) et surtout le musicien de jazz le plus hip-hop du moment. Non, messieurs dames, je ne vous parle pas une fois de plus du trompettiste Roy Hargrove mais du pianiste Robert Glasper. Tout comme Hargrove, son cœur balance entre le jazz le plus pur et la fusion avec le hip-hop et la soul, sauf que c’est du tout-en-un que nous propose Robert Glasper avec cet album divisé en deux parties distinctes. Sur ce 4ème opus aptement intitulé Double Booked, on retrouve des invités de marque comme Bilal (sur le superbe All Matter), Mos Def (le temps d’un interlude) et Casey Benjamin, le saxophoniste du groupe électro-soul hype HEAVy, à la talkbox sur plusieurs titres. Si la 1ère moitié ravira les fans de post-bop, la 2ème partie offre un mariage hip-hop-jazz réussi, qui ne fait pas honte aux travaux de Herbie Hancock (Future Shock) ou Miles Davis (Doo-Bop) et qui s'inscrit dans la lignée de projets ambitieux tels que Guru’s Jazzmatazz, RH Factor et autre Buckshot LeFonque. Prodigieux. Par Mathieu
Urban Mystic – GR III: Old School 2 Nu Skool
Quelle fut notre joie d’apprendre que Brandon Williams, alias Urban Mystic, allait nous réécrire un nouveau chapitre de son Ghetto Revelations. C'est d'ailleurs sans risque qu'il débute son album en reprenant le classique de l’intemporel Sam Cooke, "A Change's Gonna Come", afin de le retransposer dans le contexte de l'élection de Barack Obama, rendant hommage à ce dernier. Entouré de producteurs comme Kay Gee (Jaheim), Urban s'extasie sur l'envoûtant "Can't Stop, Won't Stop" et sait se rendre jovial sur "Main Squeeze" à la sonorité crunk R&B appréciable. En effet, notre natif de Floride a opté pour un dyptique sonore classic & crunk R&B comme l'indique le titre de son album. On aurait préféré qu'il s'inscrive dans la continuité purement ghetto R&B de son 1er album de 2004 mais dans l'ensemble, Urban s'en tire bien comme sur le très réussi "Days Of Our Lives" ou "It Wasn't Me" aux allures spleeniennes. Au final, Old Skool 2 Nu Skool reste un album que l'on recommande vivement, ne serait-ce que pour réentendre la sublimissime voix de notre Mystic adoré ! Par Mounir
Accompagné de la rythmique légendaire du tandem Sly & Robbie, le crooneur anglo-jamaïcain Bitty McLean continue d’être un pourvoyeur de bonnes vibes dans la pure tradition Lovers Rock. Entre reprises de classiques du R&B (Otis Redding, Stevie Wonder, Bobby Womack) et compositions originales, il signe un nouveau délice de reggae-soul aux mélodies chaloupées et soignées. L’écouter c’est l’adopter. Par Mathieu
Salif Keïta - La Différence
Il est la personnalité malienne majeure en ce moment à travers le monde et ça se comprend. Chaque fois que Salif Keita réalise un album, on approche du sommet grâce à l’intensité de sa musique traditionnelle africaine. Pour La différence, il s’est permis de revisiter quelques-uns de ses classiques en usant de rythmes un peu plus exotiques – venus notamment d’Inde – et variés grâce à l’apport du bassiste camerounais Richard Bona. Le résultat est riche, dans la continuité de cet artiste revendicateur, et donne sincèrement envie de voyager. Par Babacar
Case - The Rose Experience
Maintes fois repoussé, l'auteur du mythique "Touch Me, Tease Me" a tout de même réussi à faire éclore son projet. Initialement prévu pour 2003, Case a dû quitter Def Jam pour finalement s'autoproduire via son label Indigo Blue. L'attente est finalement au rendez-vous pour ses fans avec un opus oscillant entre R&B et hip hop soul style 90's. Case démarre fort avec le percutant "Be That Man", lié par des basses terriblement agréables, puis change de registre avec "Lovely", une ballade propre au style de son premier album de 1996, non sans rappeler le titre "Rain". Case alterne ainsi tracks uptempo et midtempo comme "Betcha Don't Know Y" et le très festif "Shoulda Known Better". Toutefois, on se doit d'accorder une mention spéciale à "Me And You" qui ravivera la flamme nostalgique des puristes des nineties. Case revient donc avec un album solide qui comblera certainement ceux qui souhaitent réentendre cette voix mythique ! Par Mounir
En osmose avec ses racines afro-américaines et génétiquement jazz puisqu’elle est la fille de Dee Dee Bridgewater, c’est tout naturellement que China interprète de sa voix suave et puissante le répertoire de la légendaire Dinah Washington, dans un album hommage qui mêle chaleur et émotion. Si l’esprit de celle que l’on avait surnommée Queen of Blues est présent du début à la fin, la pétillante China et son pianiste Raphaël Lemonnier s’approprient à merveille ces torch songs d’un autre temps et les remettent au goût du jour comme dans cette reprise minimaliste mais fidèle du fameux Is You Is Or Is You Ain’t My Baby, un pur bonheur. Par Liv
Emblème de la soul jazzy poétique des 70’s au même titre qu’un Gil Scott-Heron, Terry Callier s’est réinventé au cours de la décennie 2000 spécialiste d’une soul que l’on pourrait qualifier de « folktronique ». Sur ce nouvel album aux climats sombres et planants, où il s’entoure à nouveau de Massive Attack sur quelques titres, il continue d’alimenter notre réflexion au travers de textes spirituels ou contestataires. Une œuvre dense, où anciens comme nouveaux fans trouveront chacun leur compte. Par Mathieu
13. CunninLynguists - Strange Journey Vol. 1 & 2
Cette année les "linguistes rusés" nous ont gâtés : 2 compilations de très bonne facture dans les bacs, une tournée européenne passant par Paris et au passage une interview fleuve pour Onlygroove... Si vous n'avez pas encore goûté à l'humour des CunninLinguysts (allez donc jeter un coup d'œil à la vidéo de "Never Come Down") et aux samples de rock psychédélique de Kno, vous n'avez plus d'excuse. Par Baptiste
12. Oxmo Puccino - L'Arme de Paix
L'arme de paix ou l'album de la maturité pour Oxmo. Notre "Black Jacques Brel" est revenu en 2009 plus poétique que jamais. Les rimes sont efficaces, les textes, plus accessibles qu'à l'accoutumée, restent subtils et les mélodies sont douces. Cette "arme de paix" dénote dans la discographie d'Oxmo mais l’évolution est appréciable et finalement assez cohérente. Par Baptiste
Elle s’était particulièrement fait connaître grâce à deux collaborations sur le Hip Hop Is Dead de Nas avant de sortir un très honorable premier album intitulé I Am. Son second projet solo suit une vague musicale assez classique située entre R&B et pop mais elle y apporte sa touche vocale si particulière. Une artiste à suivre. Par Babacar
10. Melody Gardot - My One And Only Thrill
Les Français sont tombés amoureux de sa musique : cette année, ils l’ont prouvé à l’occasion de concerts à guichets fermés dans le mythique Olympia. Melody Gardot parvient gracieusement à toucher les sommets du jazz et du blues au cours de ce second album, un réel classique. Et à ce don pour la musique, elle ajoute une prise de risques assumée symbolisée par le morceau “Les étoiles” où elle nous surprend en chantant en français dans le texte. Charmant. Par Babacar
En sortant un album par an, la productivité du « maître » n’a cessé de croire tandis que la qualité des recueils devenait variable et discutable. Et on arrive en 2009 avec un coup digne de lui, l’édition d’un package de deux opus (plus Elixer de Bria Valente). Lotus Flow3r est tantôt un hommage à Jimi Hendrix (Colonized Mind, Dreamer), tantôt un retour aux sources, qui, sans les devancer, rappelle les belles années (Feel Better, 4ever, Wall of Berlin, $…). De l’autre côté du mur, MPLS Sound, qui ravive la flamme avec Camille, son alter-ego féminin, est plus expérimental et risqué, mais le groove est là, que demander de plus ? Par Jazzychoc
Des rythmiques endiablées qui flirtent avec le blues et l’Afrique, ponctuées d’un phrasé tantôt chanté tantôt rappé qui n’appartient qu’à lui, Féfé impose son style avec adresse en se jouant des frontières entre les genres. A la fois coloré et réaliste, engagé mais pas militant, cet opus explosif reflète la personnalité bien trempée de Féfé dont la voix grave et profonde conte avec humour et sensibilité les aléas de la vie. Loin d’être à la retraite, Féfé reprend à sa manière le flambeau du génialissime collectif Saïan Supa Crew de ses débuts, et donne un nouvel élan à la scène française avec un premier album solo remarquable. Par Liv
Cette beauté venue d’Irlande n’a rien à envier aux grands noms de la soul. Elle nous a offert en 2009 un premier album d’une maturité quasi improbable ! Faut dire qu’elle y a travaillé pendant 3 ans… Repérée à 16 ans par un label new-yorkais, elle s’envole de son Dublin natal pour la Grosse Pomme et signe son premier contrat à 17. Puis la politique des labels lui fait perdre quelques mois jusqu'à ce qu’elle sorte le très bon Let The Truth Be Told à 20 ans, 3 ans après. Ce 10 titres ne comporte aucun featuring et pour cause, elle préfère se présenter à son public seule, faire ses preuves seule, puis éventuellement, les collaborations suivront. Ses 3 premiers singles ont eu une rotation décente sur la plupart des médias urbains et ce n’est que le début... Côté chansons, on retient bien évidemment From My Heart To Yours, qui l’a révélée au public américain et Shine au public européen, mais aussi If Tonight Is My Last, ou le touchant Perfect World. Tous sont composés par elle, écrits par elle, joués par… heu, elle ! Bref, un talent à l’état pur. John Legend et Maxwell s’en sont d’ailleurs bien vite rendu compte et ils l’ont embarquée en tournée aux USA avec eux pendant plusieurs mois. En quelques mots, son album est un "feel-good" opus, qui peut être joué du début à la fin, tant l’ensemble est cohérent. Laura est clairement une artiste qui a marqué 2009 et marquera, je l’espère, les années à venir… Par The Travelin' Girl
Loin des sonorités clubbing du remix de son tube planétaire Day N Nite, Kid Cudi nous plonge dans un univers empreint d’une mélancolie planante avec ce premier opus très prometteur. Un flow aérien et des rimes poétiques mêlés aux influences electro-rock de ce natif de Cleveland dont le son se veut expérimental et novateur. Entre rap et chant, Kid Cudi livre un album à fleur de peau à la hauteur de la promesse de son titre, à la fois sombre et onirique. Par Liv
La plus soul des chanteuses british revient en beauté avec un album placé sous le signe de la liberté. Plus passionnée que jamais, Joss Stone renoue avec les sons rétro de ses débuts, notamment avec la reprise du blues sensuel I Believe It To My Soul de Ray Charles. Un album plus que réussi aussi bien sur le plan vocal tant la tessiture de Joss Stone envoûte, que sur le plan instrumental grâce à la présence de grands musiciens toujours partants pour une jam session. Colour Me Free est à l’image du talent immense de Joss Stone, qui n’a plus grand-chose à envier aux légendes de la soul qui l’ont bercée. A écouter en boucle ! Par Liv
Alicia Keys a failli pas se retrouver dans le top. 13 ans de règne sur la planète soul-RnB et 4 albums, tous délicieux à mon sens. Mais le dernier est, il faut l’avouer, un peu moins soulful qu’avant. Alors j’ai entendu toutes sortes de choses pour le décrire, "inégal", "pop", "commercial". Bref, peu importe… car une chose est sûre, ça reste un album à écouter. Pour ceux qui apprécient la chanteuse, ils y trouveront de belles compositions, comme ces slows au piano, fidèles à son style habituel tels que Try Sleeping With A Broken Heart, Distance and Time, Empire State Of Mind part. II et surtout Un-thinkable. Par contre, déception pour l’absence de son intro au piano… On s’y était presque habitué à ces morceaux reconnaissables entre tous qui ouvraient ses albums. Sa voix a aussi changé (mûri ?) notamment dans Love is Blind ou (l’horrible) Put It In A Love Song feat. Beyoncé. Cette collab’ avec madame Jay-Z est pour moi un grand raté, totalement à l’opposé de son identité musicale. Quitte à faire un son pop, je préfère mille fois le funky This Bed, qui nous ramène quelques années en arrière. Donc OUI, l’album ne coule pas comme celui de Maxwell, et on s’le tape pas du début à la fin en boucle parce qu’on aura sûrement le sourcil qui froncera sur quelques morceaux. Mais il n’empêche qu’Alicia est de retour et que The Element Of Freedom comporte de très bons titres RnB/Soul contemporains. Mais bon, ce n’est que mon humble avis, qui est, je le sais d’avance, pas partagé par les puristes soulful. Tant pis. Je prends le risque de le conseiller. Par contre, ses 2 derniers clips sont à éviter. Pour le coup, son directeur artistique l’a, je pense, confondue avec Fergie. Par The Travelin' Girl
Après avoir marqué 2008 de son empreinte avec sa Renaissance, Q-Tip fait à nouveau parler de lui en 2009 en exhumant Kamaal / The Abstract. Bloquée par son ancien label, cette œuvre maudite avait bien failli passer aux oubliettes. Le projet s'est finalement concrétisé et il s’agit véritablement d’une petite bombe. Q-Tip déborde des formats habituels pour se plonger dans ces influences qui l’ont guidé depuis ses premiers pas avec les Tribe Called Quest. Entouré de musiciens, il nous sert sur un plateau un hip hop instinctif, funky et jazzy à souhait. Côté micro, Kamaal délaisse partiellement le rap pour un phrasé plus chantant, parfois déroutant mais globalement efficace. Kamaal / The Abstract restera en tout cas à part dans la discographie de Q-Tip. Par Baptiste
Dans la grande tendance rétro Soul qui hante nos charts depuis quelques années, la venue d’un album d’un ancien rappeur, reconverti en chanteur à l’allure de Nerd assumée, a fait particulièrement sensation sur l’année 2009. Des mélodies agréables qui ne sont sans rappeler la Soul de Philadelphie (The Delfonics, O’Jays, Harold Melvin…) et de Detroit, région dont il est originaire, celle de la Motown (Your Easy Lovin' Ain't Pleasin' Nothin', I Wish It Would Rain, Make Her Mine…). Avec en plus des racines Hip Hop restant honorablement intactes, dans quelques titres à l’instar de Maybe So, Maybe No et Just Ain’t Gonna Work Out. Par Jazzychoc
And the winner is… Maxwell ! Bon, j’avoue sur ce coup-là, on s’est pas posé trop de questions. Maxwell n°1 du classement, ça coulait de source. 2009 a été son année. Il a fait un come-back qu’on n’attendait plus en sortant en juillet 2009 l’incroyable album BLACKsummers’night, premier volet d’une trilogie musicale intitulée, attention accroche-toi… BLACKSUMMERS’NIGHT ! (Oui, tout est dans la majuscule !)
Et on ne pouvait pas rêver meilleur retour après 8 ans d’absence. J’ai d’abord eu un pincement au cœur quand j’ai vu que Maxwell avait coupé ses cheveux, ce superbe afro qui était, avec sa voix de crooner, sa marque de fabrique. Mais après réflexion, le look cheveux courts + costume 3 pièces n’a rien à envier à son pyjama argenté de 1996 (clip : Ascension – Don’t Ever Wonder) ou son ensemble en sky vert bouteille de 1999 (clip : Let’s Not Play The Game). Maxwell a pris de l’âge et tout comme Raphael Saadiq, ce nouveau look propret lui va bien. Si tu trouves que j’insiste sur l’apparence c’est que grosso modo, c’est la seule remarque que j’ai eu à faire au premier abord. Parce que côté musique y’avait rien à critiquer ! BLACKsummers’night est une perle dans un univers de pacotille où la soul se troque contre de la pop fade pour plus de rentabilité. Et Maxwell n’a rien d’un artiste underground qui va prôner la qualité au détriment du succès commercial comme beaucoup doivent faire ! Non ! He got it all, succès et authenticité ! Il a été dans le top des ventes pendant des mois, écoulant plus de 315 000 exemplaires en 1ère semaine aux Etats-Unis soit le score des ventes de [50 Cent + Chris Brown + R.Kelly] réunis. Comme quoi 9 chansons soul peuvent mettre à l’amende des hits pop surfaits. Comme dit Jay-Z « Men lie, women lie, number don’t. » Point.
Un nouveau look, des ventes colossales, mais qu’est-ce qu’on trouve dans cet album qui a marqué 2009 ? Eh ben, on trouve de la Soul. Avec un grand S. Enfin de la new soul ou nusoul si tu préfères. 9 morceaux fluides, qui sont certes différents les uns des autres mais qui font un tout super harmonieux. Harmonieux au point que tu peux mettre l’album en boucle pendant des heures sans te rendre compte qu’il est en repeat. L’album est aussi une ode au live car même si c’est un album studio, on a l’impression d’être quasi en live tant la place des instruments est importante dans les prods. Parce que c’est ça Maxwell, de la subtilité, de la pertinence et de la musique comme on n’en fait plus beaucoup. Les thèmes abordés sont of course très romantico-passionnés comme Bad Habits, Love You ou Stop The World, mais on n’est pas que dans le lovy dovy, c’est aussi très réaliste… Pretty Wings est une chanson qui raconte une rupture, Cold n’a rien de très chaleureux comme son titre l’indique, Fistful of Tears est le récit du combat d’un couple face à une épreuve, quant à Playing Possum, l’ambiance y est plutôt morbide. Donc l’amour reste le lead, mais ça n’a rien de naïf ou de trop niais, c’est l’amour terre-à-terre qu’il traite. Mais pas que non plus. Maxwell revient aussi en mode engagé pour sauver la Terre (fallait s’en douter, c’est très tendance). Help Somebody est dédié à l’humanité. Ca fait bien remarque, c’est le morceau qu’il chante quand il est invité à des évènements caritatifs genre les "CNN Heroes" organisés il y a quelques mois… Bref. L’album se termine sur le sublime Phoenix Rise, une instru entraînante un poil électro-funky qui nous rappelle les productions de ses anciens albums.
Alors pourquoi 8 ans d’absence te demandes-tu quand OUI, on est aussi talentueux qu’un Maxwell. Tout simplement parce que l’industrie musicale lui avait filé la gerbe et pour son bien-être, il s’était retiré, passant de la gloire à l’anonymat. Faut dire que sa vie n’a rien d’un long fleuve tranquille et le succès n’est pas vécu par tous de la même manière. Pour revenir en arrière et te présenter le bonhomme, Maxwell, c’est son 2ème prénom. Il est le fils d’une mère haïtienne et d’un père portoricain. Son enfance a été difficile parce que ses parents, c’était un peu les Roméo et Juliette du ghetto. Les deux venaient de religions strictes et distinctes et les familles ne voulaient pas qu’ils soient ensemble. Enceinte, sa mère s’installe alors à Brooklyn pour accoucher à l’abri des regards jugeants de sa communauté. En gros, Maxwell est né dans la honte. Il le dit dans son interview avec Giant Magazine « I felt guilty for being born and alive / Je me sentais coupable d’être né et d’être vivant. » Cette situation lui a beaucoup pesé étant petit. Il perd son père alors qu’il a 3 ans, dans un accident d’avion. Il grandit avec sa mère, sa grand-mère et ses oncles. Rien d’easy donc, mais la success-story s’enchaîne malgré tout. Puis, les relations faussées par sa notoriété, sa vie qui filait sans qu’il s’en rende compte, tout ça l’a fait craquer. En fait Maxwell c’est limite un mec trop vrai pour ce monde de paillettes. Alors il a préféré se retirer le temps qu’il fallait pour revenir plus grand, plus fort. « Fuck fame, fame is a moment, music, art, that’s eternal. » Ah bah il a tout compris le mec.
Après s’être donc délecté du 1er volet de sa trilogie, un 2ème volet, blackSUMMERS’night sera dans les bacs dans les deux prochaines années. A priori, ce sera un mix de soul, de gospel et de sons tropicaux/afro-beat. Le 3ème volet blacksummers’NIGHT sera un condensé de slow jams. Et soyez prêts à le voir disparaître encore une fois quelques années. Peut-être même avec un homme. J’vous aurai prévenus…
Toute nouvelle plume passionnée est la bienvenue sur Onlygroove.
N’hésitez pas à nous soumettre votre candidature et/ou des exemples de chroniques à :
Rédaction