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Malia sur Onlygroove


L'album intitulé Echoes Of Dreams sur Onlygroove

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Malia - Purple Shoes
Clip vidéo extrait de son premier album Yellow Daffodils


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Les sites Internet de Malia


Site Internet de Malia
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Discographie de Malia


2002 Yellow Daffodils
2004 Echoes of Dreams
2007 Young Bones


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Malia

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Biographie de Malia


Après la sortie de son second opus « Echoes of Dreams » et une tournée hexagonale menée de main de maître, la diaphane Malia vient d’écrire un nouveau chapitre de l’aventure romanesque qui la lie désormais à la France depuis maintenant deux ans. Du Malawi de son enfance aux rues de Paris, en passant par l’asphalte de New York city, Malia balade une classe, féline et ultra féminine, qui ne peut laisser insensible…..

Notre récit commence donc de l’autre côté de l’Atlantique. Comme le voudrait l’anecdote, ce serait dans un restaurant, au cœur de la Big Apple, que la vie de la jeune Malia aurait basculé, à l’écoute d’un morceau de l’album « Rêve Orange ». Variété française jazzy et feutrée, signée Liane Foly. Drôle d’endroit pour une rencontre. Inattendue au pays de l’oncle Sam, signe du légendaire cosmopolitisme new-yorkais. Interpellée par ce mélange des genres, intriguée par la qualité sonore du disque et pour la première fois confrontée à la matérialisation de ses propres rêves de musique, Malia cherche à rencontrer celui qui se cache derrière ces séduisantes mélodies.

Quelques coups de fil et prises de contact plus tard, Malia rejoint Paris. Une simple démo de standards de Jazz ont suffit, pour qu’André Manoukian, producteur à succès de Liane Foly (recyclé quelques années plus tard en juré de la télé-réalité musicale), décide de faire de Malia sa nouvelle muse. De leur rencontre naîtront deux albums, « Yellow Daffodils » en 2002, et le récent « Echoes of Dreams ».

Nous voici enfin plongés dans le cadre intimiste et théâtrale de la Cigale, en cette fin novembre 2004. Aussi légère et poétique que le battement d’ailes d’un papillon, les premières mesures de « My Love », viennent caresser nos tympans et mettre d’emblée un terme à l’effervescence d’avant concert. La salle plongée dans l’obscurité, le public se fait soudain plus attentif. Pour ouvrir le bal, Malia a choisi l’un des morceaux les plus dépouillé de son dernier album. Et quel choix ! Resplendissante de charme, plus glamour que jamais, seulement soutenue par une guitare aussi discrète qu’essentielle, Malia s’avance, gracieuse, ondoyante. Confortablement calée dans mon fauteuil, je me laisse prendre par la main. Transportée, mes repères s’effacent. Sommes nous dans un club de Jazz new yorkais des années 40, à l’atmosphère enfumée ? Sur scène devant mes yeux, une diva, flanquée de son Pygmalion, improvisent alors un dialogue fascinant. Lui au piano, elle en Billie Holliday des temps moderne, usant de tous ses atours pour un entre deux des plus séduisants.

Changement d’atmosphère, rupture de la mise en scène. Une guitare enfiévrée nous replonge soudain dans un tout autre décor. Alors que le spectre de Billie Holliday s’évapore dans une volute de brume, Malia se fait plus brutale et plus féline. La liane devient lionne. Et quand la batterie claque et que la basse résonne, la voix de Malia rugit tel un volcan, sur les envolées très néo gospel de « Mary Mary ». On pense bien sur à la reine Tina Turner période « Proud Mary », les analogies étant nombreuses : une voix puissante capable de déchirer l’espace et pourtant toujours mesurée, mélange de force et de fragilité. Un charisme à couper le souffle, une personnalité généreuse et nuancée, entre douceur et fièvre, semblant implacable mais se révélant voluptueuse.

Ainsi va Malia, ou la subtile union de la glace et du feu. Une voix qui a réussi à capturer l’essence de la Soul, du Blues, du Jazz et du Rock’n’Roll. Une voix qui se fait véritable instrument, aussi précieuse qu’un Stradivarius, et espace de créativité sans limite pour qui sait l’apprivoiser. On comprend donc alors la fascination qu’André Manoukian semble lui porter. Car Malia symbolise bien cette liberté musicale à laquelle tendent tant d’interprètes. Si son premier succès, « Yellow Daffodils », voyait la plantureuse vocaliste se confronter à des mélodies feutrées, Malia s’émancipe aujourd’hui de ses influences jazz pour élargir encore et toujours son horizon, transgresser les codes dans lesquels ont aurait pu un peu vite l’enfermer. Bien que le soft jazz, emmenée par Norah Jones, Diana Krall, Peter Cincotti et Molly Johnson bénéficie aujourd’hui d’un effet mode non négligeable, ce n’est plus vers là qu’il faudra chercher Malia.

Echoes of Dreams, nouvel album, nouveau registre, mais aussi premier virage dans la carrière de Malia. Renaissance, vraie rupture ou tout simplement nouvel exercice de style ? Malia semble avoir plus d’un tour dans son sac, et nulle ne sait ce qu’elle est à même de nous réserver dans le future. Une chose est sure, admirer Malia sur scène, c’est se laisser entraîner dans une féerie, une parenthèse enchantée, un joli conte dont elle est l’enjôleuse héroïne. Une voix digne d’une créature céleste, dont les vocalises n’ont de cesse de faire, encore et encore, écho à nos rêves…


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