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Estelle sur Onlygroove
L'album intitulé Shine sur Onlygroove
L'album intitulé The 18th Day sur Onlygroove
Les sites Internet de Estelle
Site Internet de Estelle Myspace de Estelle
Discographie de Estelle
2004 The 18th Day
2008 Shine
Biographie de Estelle
Laissez-moi être différente. Laissez-moi être cette voix que vous n'avez pas l'habitude d'entendre… Entre le précédent album et celui-ci, j'ai décidé de ne plus m'excuser d'être celle que je suis. Je pense que je me dois envers les gens d'être honnête à 100% dans les paroles de mes chansons. Je suis simplement satisfaite d'être qui je suis et qui je suis en train de devenir.
Même si elle est née et a grandi dans l’ouest de Londres, Estelle Swaray se sent parfaitement chez elle à New York, sa nouvelle ville d’adoption. Aujourd’hui âgée de 27 ans, cette auteure-compositrice-interprète-productrice et rappeuse est suffisamment déterminée, audacieuse et dynamique pour ne pas hésiter à prendre des risques et la foisonnante grosse pomme ne lui fait pas peur.
Depuis son départ récent de Londres, en mai 2007, Estelle a travaillé d’arrache-pied pour son retour sur la scène musicale avec son deuxième album, intitulé Shine, qui est en fait la première sortie du nouveau label de John Legend, Homeschool, en partenariat avec Atlantic Records. S’il s’agit de son premier contrat avec une major, américaine de surcroît, il a néanmoins été conçu dans le respect de la philosophie de Homeschool au niveau du contrôle exercé par l’artiste et de l’esprit musical, car Estelle a pris soin de choisir un label lui correspondant.
“Toutes mes chansons correspondent 100% à ma vie,” déclare Estelle. Si elle avait conçu elle-même et dans son intégralité The 18th Day, son premier opus sorti sur V2 Records, Shine, dont John Legend a assuré la production exécutive, a en revanche été réalisé en collaboration avec d’autres producteurs et artistes tels que Kanye West, Swizz Beatz, Wyclef Jean, Will.i.am, Mark Ronson et Cee-Lo.
"Le son d’Estelle est un savant mélange de hip hop, de pop, de reggae et de soul,” explique John Legend. “Elle possède une voix particulière, comme il n’en existe aucune autre dans ce créneau et elle sait vraiment écrire. Elle est capable d’écrire des textes très actuels avec des mélodies inoubliables. J’ai compris ça la première fois que j’ai travaillé avec elle en 2004." Et de poursuivre : "Je suis très heureux et flatté qu’Estelle soit la première signature de mon label, Homeschool Records. Je crois que le monde entier va craquer, comme moi, pour son album. Estelle possède énormément de talents et elle va faire de grandes choses."
Ses anciens fans remarqueront qu’Estelle a davantage d’assurance et qu’elle affirme sa féminité musicalement, ce qui s’explique en partie par le fait qu’elle chante davantage dans Shine que dans son précédent album. C’est John Legend qui a convaincu la jeune femme qu’il était temps pour elle de ne plus s’imposer seulement comme rappeuse mais aussi comme chanteuse. “J’ai arrêté d’avoir peur,” confie-t’elle, ce qui lui a permis de concocter un disque plus mature, émouvant et différent que tous les autres dans ce créneau.
J’ai grandi dans plusieurs quartiers de l’Ouest de Londres - West Kent, Hammersmith, Shepherd’s Bush – et je n’en ai jamais bougé. Tout le monde pense que je suis du Sud, je ne sais pas pour quelles raisons, peut-être parce que ça ressemble un peu à Brooklyn. Nous étions une famille fauchée mais sans le savoir. Nous avons grandi dans un cadre bien particulier, avec des histoires de drogues et autres, mais on ne s’en rendait pas compte. Ma mère a su nous protéger.
Fille d’une mère Sénégalaise et d’un père Antillais (Grenade), elle est la deuxième d’une famille très religieuse de huit enfants et apprend très vite à être responsable, d’elle-même et des autres, ainsi qu’à trouver refuge dans la musique. Bien que les musiques séculaires soient interdites à la maison par sa mère, Estelle écoute de la musique africaine et du gospel (et également du dub et roots reggae antillais) sur un impressionnant soundsystem fait maison. A l’école, elle entend surtout la pop des années 80. Dès l’adolescence, Estelle s’échappe furtivement pour écouter du hip hop.
“En tant qu’artiste il ne faut pas faire de compromis,” déclare Estelle. “Il faut juste savoir raconter des histoires crédibles.” Si Estelle a déjà connu quelques succès, son parcours demeure atypique. Elle a en effet remporté un prix MOBO 2004 dans la catégorie “Révélation” après avoir déjà été couronnée trois années de suite “Meilleure Artiste Féminine” dans le cadre des Hip Hop Awards au Royaume-Uni. Elle était néanmoins frustrée par le ‘plafond de verre’ qui sévit dans le domaine de la musique urbaine britannique. “ Beaucoup de labels britanniques partent du principe qu’il est impossible de dépasser un certain cap.”
“Dans la vie il ne faut pas se contenter de ce que l’on vous donne,” ajoute-t’elle, une philosophie qui lui a réussie. C’est de sa propre initiative qu’Estelle a décidé de partir à New York. C’est aussi avec ce même culot qui la caractérise qu’elle n’a pas hésité à aborder Kanye West dans le restaurant Roscoe’s House of Chicken and Waffles lors d’un séjour à Los Angeles, en lui demandant de lui donner la possibilité de rencontrer John Legend. Lorsqu’elle rencontre ce dernier, elle n’hésite pas non plus à lui proposer d’assurer la première partie de sa tournée européenne Get Lifted, une association qui se poursuivra pendant deux ans, et aboutira au final sur un contrat avec Homeschool.
Ma mère est africaine, mais j’ai aussi des racines antillaises. Elle préparait des plats africains et écoutait de la musique africaine, mais nous mangions aussi du riz et des haricots rouges et écoutions reggae. J’ai donc une grande souplesse d’adaptation. Ces cinq dernières années j’ai beaucoup voyagé, ce qui a permis d’élargir mes horizons comparativement à d’autres rappeurs ou chanteurs. Avant même d’avoir signé le moindre contrat je suis allée en Allemagne, au Japon, à Hong Kong, au Brésil… Cela m’a en quelque sorte préparée à la suite des événements.
Swizz Beatz a produit la chanson qui a donné son titre à l’album. “Elle s’inscrit dans la continuité de ‘1980’,” déclare Estelle, en faisant référence à ce single, qui avait connu un certain succès en 2004, dans lequel elle évoquait son enfance à Londres. “C’est moi, en toute sincérité. Il y a pas mal d’incertitudes, mais en même temps je vais continuer à essayer d’être moi-même. Tout en jouant la femme forte, je sais que je suis aussi assez vulnérable et c’est un peu le cas de tout le monde.”
L’album inclut également “Magnificent”, un morceau dancehall festif avec la participation de Kardinal Offishall et produit par Mark Ronson. Ce dernier avait été impressionné par la jeune rappeuse il y a quelques années déjà. “Lorsque j’étais en Angleterre, il y a quatre ans environ, je suis tombé sur le vidéo-clip de son premier single ‘1980’,” se souvient-il. “Deux heures plus tard, je filais chez un disquaire rien que pour l’acheter, tellement ce titre m’avait plu. Estelle est une chanteuse, une rappeuse, une arrangeuse vocale et une auteure-compositrice bourrée de talents. A ma connaissance personne d’autre n’est capable de faire tout cela aussi bien qu’elle. A chaque fois que nous travaillons ensemble en studio, elle a toujours de bonnes idées.”
L’association entre Estelle et Will.i.am a également fait des étincelles avec un premier single intitulé “Wait a Minute (Just a Touch)” dans lequel on reconnaîtra le sample de “I Put a Spell on You” de Screamin’ Jay Hawkins’. Le duo a également concocté un “American Boy” funky pour satisfaire John Legend qui réclamait un “tube”. A propos de cette chanson, avec la participation de Kanye West, elle déclare en riant : “C’est un hymne qui plaira aux femmes !”
Les chansons d’amour de ce nouvel album, malgré leur sensualité, sont aussi le reflet de ses réflexions sur les relations amoureuses d’aujourd’hui. “Je suis une femme, j’ai vécu des histoires qui m’ont fait mal et j’ai aussi fait du mal à d’autres”. Pour “Substitute Lover”, la réponse d’Estelle à certaines médiocrité qui sévissent sur les radios hip hop, elle s’est entourée de Wyclef, qui dit n’avoir jamais auparavant rencontré une jeune artiste qui lui rappelle autant Lauryn Hill, surtout de par ses talents d’improvisation. “J’ai juste exprimé ce que je pensais et il se trouve que beaucoup de femmes sont d’accord.”
Mes influences ? Ella Fitzgerald— pour moi il n'y a pas mieux. Mary J. Blige, parce que j'adore chanter ses chansons. Récemment, j'apprécie aussi Dinah Washington, elle est tellement provocatrice dans ses performances. J'aime également l'émotion qu'il peut y avoir dans le rock, Aerosmith, Guns N’ Roses. Freddie Mercury—“Bohemian Rhapsody” est toujours un classique du genre. Même aujourd'hui, ce titre demeure original.
Shine, qui sortira au printemps 2008, propose également un mélange original de sons. La rencontre entre le Sénégal et Londres de l’autre côté de l’Atlantique. Là où le funk, le reggae et le R&B se croisent, un endroit un peu à part, à l’image d’Estelle.
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