
Juan Rozoff sur Onlygroove
Juan Rozoff + Gréements de Fortune au Hangar
Live Report 21/11/09
Interview de Juan Rozoff
Le chanteur le plus funky de la scène soul française.
Les sites Internet de Juan Rozoff
Site Internet de Juan Rozoff Myspace de Juan Rozoff
Discographie de Juan Rozoff
2001 Abalorladakor
Biographie de Juan Rozoff
On dit de certains qu'ils pourraient chanter n'importe quoi, même le bottin...
Juan Rozoff, lui, ferait groover n'importe quoi : un cymbalum, une boîte d'allumettes, un fox-terrier cacochyme ou même Jeanne Calment.
Dix ans que les aficionados attendaient le retour de ce drôle de petit bonhomme au poil dru et au funk épais. Bien avant Mathieu Blanc-Funkard ou les Fameux Funky Furieux, Juan débarque en 91 avec un album Jam Session qui révéla bon nombre de grooveurs à eux-mêmes... "Il n'y avait donc pas que le petit Prince ou le grand papa James pour jouer cette musique que l'on surnomme le "funk" ! (Please, prononcez "fôônnnnk").
Sans jamais se prendre trop au sérieux avec ses potes musiciens, mais sans non plus se départir d'une belle conviction sur scène, Juan écume les salles de France avec ces drôles de mélopées faites de sexe, de sueur et de larmes.
Tous ceux qui l'ont vu une fois en concert en gardent encore des fourmis dans les pattes. Insatiable, sous un sweater à capuche façon Mike Tyson, il se colle derrière la grosse-caisse, une basse entre les mains et mord dans le micro avec appétit.
C'est ça Rozoff. Un très énervé qui ne manque jamais une occasion de jouer à fond de tempo et de nous offrir de nouvelles danses, " qu'on savait même pas que ça pouvait se danser ! ".
Abalorladakor est puissant comme une ligne de basse de Bootsy Collins, suave comme la voix d'Etta James, cool comme un riff de Peter Tosh, funk comme un gimmick de Rufus Thomas. Nappé d'une crème de musiciens, Juan nous livre un petit bijou regga'n funk ou l'émotion le dispute à l'énergie.
L'énergie par exemple de cette " Nouvelle Danse " qui claque dans nos oreilles comme une piqûre de rappel de " Cold Sweat " du grand James Brown. Quel cul-de-jatte pourrait résister à ces cuivres en batterie ? Quel agnostique du tempo pourrait renier cette batterie de plomb ? ! ? L'émotion de cette comptine si souvent entendue. Celle du crack qu'on ramasse à la petite cuillère le long des boulevards parisiens. Juan en fait une chanson dédiée à une petite soeur qu'il pleure en hiver. Au point d'en faire fondre le ciel en flocon de " Neige ". A ces agapes groove, Juan n'oublie pas de convier quelques amis comme le guitariste blues Amar Sundy sur ce " Fruit " gorgé d'un radieux soleil hispano-marocain.
Un peu plus loin dans la " Nuit Lunaire ", il croise le vers avec un certain Apollinaire (grand grooveur devant l'Eternel), le temps d'une balade nocturne qui nous donne l'envie impérieuse de nous replonger dans certaines vapeurs d'" Alcools ".
Juan Rozoff a un muscle cardiaque qui bat à 300 pulsations/minute, que ce soit pour faire danser ou pleurer ses copains de scène et de salle. Dès lors, qui pourrait douter des vertus thaumaturges de cette pile à patte ? Rozoff est effectivement une source déclarée d'intérêts publics, un truc qui relève du paramédical. Un onguent épatant pour les petits bobos de l'âme et du corps. Un machin nickel pour vous mettre de bonne humeur toute la sainte journée. Et si, par bonheur, les symptômes persistent, continuez ! Keep on groovin' ! C'est notre prescription musicale.
Partager sur Facebook